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Le Magazine du Voyageur
  •   4 min. de lecture

Curieuse et touche à tout, Vanessa ne quitte plus son reflex depuis qu’elle l’a acheté. Avant de partir deux mois au Brésil à partir du mois de juin, elle revient pour liligo.com sur un autre voyage. En Asie cette fois, accompagnée d’une magnifique série de photos.

Moscou, Sibérie, Mongolie, Pékin, Grande Muraille : ta série de photos suit (avec quelques détours) le trajet du célèbre Transsibérien ! Comment cette idée de voyage t’est-elle venue à l’esprit ?

Ce voyage a été effectué en un seul séjour, un mois à la découverte de cultures toutes plus différentes les unes que les autres. J’ai voulu marquer le coup pour les 30 ans de mon copain et je crois que ça a fait son petit effet. Sur lui…mais aussi sur moi.
Ce voyage, c’est 6 000 kilomètres d’avion, de train, de bus, de minibus, de jeep, de cheval entre Moscou et Pékin pour y découvrir des terres, des personnalités, des croyances, des spécialités culinaires, des coutumes qui resteront gravées bien longtemps après notre retour à Paris.

La Muraille de Chine
La Muraille de Chine

Ta photo de Pékin (ci-dessous) met en relief la séparation entre Chine défavorisée et richissime, à seulement quelques mètres de distance. Ce contraste se retrouve-t-il souvent à Pékin ? Comment l’as-tu vécu ?

Cette séparation se retrouve, mais de moins en moins parce que Pékin est de plus en plus moderne. Les Hutongs, ces quartiers aux ruelles étroites avec des habitations construites autour de cours carrées, disparaissent au profit de l’urbanisation ou sont détruits pour cause d’insalubrité. Cette photo de Pékin a justement été prise dans une ruelle de Hutong non rénovée avec douches municipales et murs délabrés.

Pekin

Pékin joue aujourd’hui la carte du tourisme en rénovant quelques uns de ces Hutongs au profit d’hôtels dits “typiques”. Et ça marche, nous n’avons pas dormi au quinzième étage d’une tour de luxe mais dans un hôtel charmant entre deux échoppes de nourriture sans pour autant avoir eu la sensation d’avoir été pris pour des « pigeons ».

Tes photos de Sibérie sont curieuses et originales. Que représentent ces poteaux sculptés et entourés d’étoffes ?

La sacralité de l’île d’Olkhon, sur le Lac Baïkal a été officiellement reconnue par les chamanes Bouriates, le plus important groupe ethnique minoritaire de Sibérie, d’origine mongole. Le chamanisme sibérien a pour philosophie de considérer toute chose comme élément d’un grand tout : hommes, animaux, esprits, montagnes, rochers et plantes sont égaux, il est interdit de leur nuire car ils ont un esprit.

Baikal

Ces totems représentent ces esprits. Ainsi, en passant, il faut leur rendre hommage. On peut y déposer de la nourriture, des pièces, des cigarettes, de l’alcool ou encore des rubans blanc ou bleus (comme le ciel) en guise d’offrande.
Il est difficile de bien étudier cette croyance à transmission orale étant donné l’interdiction de cette pratique menée pendant la période stalinienne. Les chamans furent alors internés ou exécutés.

Tu as certainement eu l’occasion d’observer d’innombrables curiosités, paysages, architectures, habitants qui ont attiré ton attention. Qu’est ce qui te décide à saisir ton appareil photo et à capter tel ou tel sujet ?

J’ai toujours aimé voyager et partager ce que je voyais sur place. Je trouve que la photo est un bon moyen de transmettre les émotions d’un paysage que 100 millions de personnes auront vu avant vous mais d’un point de vue personnel. Tout le monde fait des photos mais pour un même cadre, l’histoire racontée peut être différente.

Paysage de Mongolie
Paysage de Mongolie

Une question technique, pour les fans de photo : comment retravailles-tu tes photos ?

J’utilise Lightroom en faisant quelques ajustements mineurs de la balance des blancs, de la courbe, des niveaux…

Quels sont tes conseils pour ceux et celles qui voudraient vivre le même voyage que toi ?

Prévoir un bon pull si le départ est prévu en septembre et un maillot de bain pour plonger dans le Lac Baïkal qui sera probablement à 11 petits degrés.

Moscou
Moscou

Tu pars au Brésil au mois de juin. Peux-tu nous en dire plus sur ce voyage ?

J’ai un blog (footpouf.com) qui essaye d’expliquer avec beaucoup de second degré le foot aux femmes et un livre sur le même sujet qui sortira en mai. La Coupe du Monde se déroulant cette année au Brésil, je vais y passer 2 mois pour m’imprégner de l’atmosphère, écrire quelques papiers et surtout y faire des photos.

Retrouvez l’intégralité du reportage sur notre page Facebook et le travail de Vanessa ICI.
Photos : Vanessa Gianini

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2 réponses à “Un voyage sur les rails du Transsibérien

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