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Le Magazine du Voyageur
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Vous l’avez sans doute lu dans les journaux ou vu à la télé cet été. Le tourisme de masse crée des tensions dans plusieurs villes d’Europe, notamment en Espagne, mais pas seulement. Voici quelques conseils pour éviter les écueils lors de vos prochains voyages.

Dans un nombre croissant de célèbres destinations touristiques, des habitants s’opposent aux touristes. Dans leur viseur, le tourisme de masse sous toutes ses formes : les croisiéristes qui abîment la lagune de Venise, les hipsters qui font monter les prix à Berlin, les jeunes qui enterrent leur vie de garçon à Prague et Budapest, ceux qui s’adonnent au tourisme de cuite à Barcelone et Majorque, les Parisiens qui prennent d’assaut les plages corses en été…

La contestation a commencé au début des années 2010 dans la capitale allemande. Vous savez, c’était le fameux « Berlin doesn’t love you ! » adressé aux hipsters. Pas très sympa, mais les habitants n’avaient pas trouvé d’autre moyen pour faire comprendre aux visiteurs que malgré leurs bonnes intentions, leur trop grand nombre mettait les équilibres sociaux en péril.

« Berlin doesn’t love you ! »

 

A post shared by Bunnis (@bunnis) on Feb 27, 2013 at 9:44am PST

Ces temps-ci, c’est essentiellement en Espagne et à Barcelone que les choses bougent. Parfois de façon pacifique…et parfois moins. On a même rapporté quelques cas sporadiques de violence, mais il ne faut pas dramatiser.

Il reste que, de Barcelone à Dubrovnik et de Rome à Berlin, c’est la même chanson : « trop de tourisme…tue le tourisme ». Ou plutôt le quartier, car les nuisances sonores deviennent insupportables et les prix des logements montent, parfois jusqu’au point de pousser les habitants au déménagement.

Bien sûr, tout cela se passe bien malgré les touristes, mais face à l’ampleur que prend la contestation, il n’est plus possible de l’ignorer. Il est clair que les touristes ne sont plus les bienvenus dans certains quartiers de Barcelone ou d’Amsterdam, par exemple. A Venise, des collectifs de citoyens de battent pour faire stopper les paquebots de croisière qui endommagent l’environnement.

Moins connu, mais à Budapest également le tourisme de fête fait grincer les dents de plus en plus. Là, ce sont avant tout les touristes Britanniques qui sont mis en cause, pour leur pratique culturelle de l’enterrement de vie de garçon et les écarts de conduite qui l’accompagnent. Avant cela, c’était dans des capitales des Pays Baltes que leur passage créait des tensions.

Ce qui dérange les habitants

Le bruit des roulettes des valises sur les trottoirs. Surtout à 5h du matin pour attraper un vol aux aurores. Les vols low cost sont souvent très tôt le matin…

Boire un dernier verre à l’appartement en rentrant de club. Mauvaise idée que de prolonger la soirée dans l’appartement de location au retour de boîte. Allez savoir pourquoi, dans ces moments on parle toujours bien plus fort que l’on ne pense et cela gêne diablement les pauvres voisins qui, eux, ne sont pas sortis.

Faire la fête à l’appart de location, c’est encore pire, surtout sur le balcon…

Se déplacer en groupe de quinze amis et obliger à se pousser les petits vieux et les gens qui rentrent chez eux les bras chargée de course et des enfants.

Gros groupe d'amis faisant la fête

Nos conseils pour une cohabitation plus harmonieuse

C’est tout bête, lorsque l’on est malvenu quelque part, autant ne pas y aller et choisir une autre destination. C’est vrai que rien n’est comparable à la culture alternative de Berlin, mais pourquoi ne pas aller défricher ailleurs ? On fait des soirées extraordinaires et il y a plein de choses à voir à …Glasgow en Ecosse, au hasard !

Si vous manquez d’imagination, faites tourner une mappemonde, pointez de l’index et stoppez-la au hasard. C’est là que vous irez. Plus réaliste, trouver une destination pas chère grâce au moteur à idées de liligo.com, vous choisissez votre ville de départ et un prix maximum, et liligo vous propose les destinations possibles.

Mais si vraiment c’est Berlin que vous avez décidé de voir, eh bien louer un logement ailleurs que dans les quartiers de Friedrichshain, Kreuzberg et Neukölln. Les habitants en ont assez des touristes et les hipsters ne sont plus les bienvenus.

Les locaux se plaignent de nuisances, ne nuisez pas. On respecte les us et coutumes locales, on adapte son comportement et dans le doute, on s’abstient. C’est simple, la plupart du temps, ce qui n’est pas accepté ailleurs n’est pas accepté chez nous et inversement. Par exemple de se balader torse nu en pleine journée dans le centre-ville.

Groupe d'amis selfie

Ainsi, chacun y trouve son compte…

Photos: Shutterstock, Instagram

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