Magazine du Voyageur icon
Magazine du Voyageur
  •   3 min. de lecture

Depuis la sortie de la série « Tchernobyl » et les différents reportages réalisés par des YouTubeurs directement sur place, on entend beaucoup parler de cette catastrophe nucléaire. Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl, située à l’époque en URSS (et aujourd’hui en Ukraine), a explosé, dégageant un énorme nuage de fumée radioactive et causant une catastrophe planétaire. Plus de 30 ans plus tard, cet événement effroyable continue de fasciner. Chaque année, ce sont plus de 30 000 touristes qui viennent visiter la zone de Tchernobyl et explorer la ville voisine de Pripyat. Une excursion très controversée, mais comment définir la frontière entre voyeurisme morbide et devoir de mémoire ?

Une excursion sous haute surveillance à Tchernobyl

La première chose à savoir, c’est que la visite de Tchernobyl ne se fait pas comme on rentrerait dans un parc d’attractions. Pour accéder à cette zone interdite au public, il faut d’abord obtenir une autorisation auprès de l’administration ukrainienne. Ce sont les agences de voyage qui s’occupent de ces démarches de deux à trois semaines avant l’excursion. Une fois l’autorisation obtenue, il n’est possible de partir explorer la zone de Tchernobyl qu’en compagnie d’un guide assermenté, indispensable à votre santé et à votre sécurité. Prenez un vol pour Kiev puis prévoyez une journée d’excursion complète. La visite peut soit se faire en groupe, soit seul. Certains équipements sont obligatoires comme un pantalon, des chaussures fermées et épaisses et un haut à manches longues. Le dosimètre, quant à lui, est soit à louer ou à acheter sur place, soit compris dans l’excursion.

 

Radiation - Tchernobyl, Ukraine

De la centrale nucléaire à la ville fantôme de Pripyat

La première partie de l’excursion à Tchernobyl se déroule dans une zone de la centrale nucléaire réhabilitée pour le public. On peut observer le sarcophage dans lequel est enfermé le réacteur IV. À l’intérieur, ses substances radioactives sont encore présentes à plus de 95%.
La seconde partie de la visite permet quant à elle de découvrir Pripyat, ville industrielle fondée pour les travailleurs de la centrale et aujourd’hui totalement déserte. On évolue au milieu des immeubles délabrés en s’imaginant à quoi pouvait ressembler la ville quand elle était encore habitée de ses 50 000 âmes. Le parc d’attractions avec sa grande roue abandonnée aurait dû être inauguré seulement 4 jours après l’accident.

 

Grande roue - Pripyat, Ukraine

Et pour la santé ?

Difficile de répondre à cette question, d’autant que les experts eux-mêmes ne sont pas d’accord sur le sujet… Certains affirment qu’un séjour de deux jours à Tchernobyl exposerait le corps à 4% des doses dangereuses de radioactivité, d’autres pensent qu’il suffit de 3 ou 4 heures sur place pour s’exposer à l’équivalent d’une année entière d’exposition aux particules radioactives. Pour limiter les risques et bien que l’air soit inoffensif, il est conseillé de laver ou de jeter les chaussures, sacs et vêtements portés lors de la visite puisque de la poussière chargée en particules radioactives pourraient s’y être infiltrée. Les risques à visiter Tchernobyl restent toutefois minimes puisque de nombreux visiteurs ont fait des tests de radioactivité à leur retour avec des résultats négatifs, et que l’on voit fleurir de nouvelles zones d’habitation tout autour de la zone d’exclusion.

 

Masque - Tchernobyl

 

Voyager à Tchernobyl représente l’occasion unique de mieux comprendre les mécanismes de la production d’énergie nucléaire et les risques que cela implique. Alors, tourisme morbide ou façon de prendre conscience et de tirer des leçons des erreurs du passé, nous laissons cela au jugement de chacun !

 

Credit : iStock

 


Avec Liligo trouvez le meilleur vol pour votre prochain voyage !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous