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Le Magazine du Voyageur
  •   3 min. de lecture

De Chicago dans l’Illinois à Los Angeles en Californie, c’est un long ruban de ciment qui traverse le continent américain d’Est en Ouest sur 4000 kilomètres. Au volant d’une Chevrolet, d’une Pontiac ou d’une Chrysler, dans un truck chromé, ou au guidon d’une Harley-Davidson, elle symbolise la quête de liberté, « The american dream ».

En route pour une virée rock’n roll, dans les plaines du Middle-West, les déserts du nouveau-Mexique et de l’Arizona, jusqu’aux rivages du Pacifique !

La « route-mère »

On la parcoure d’Est en Ouest, comme les colons, les exilés de la Grande Dépression et du Dust Bowl (Le chaudron de poussière). Dans les années 30, des sécheresses exceptionnelles frappent les plaines sans fin du Middle-West. L’érosion des sols issue de l’agriculture intensive provoque des tempêtes de poussières qui s’abattent sur les récoltes. Des familles entières sont jetées sur la route pour fuir la faim et la misère. Sur la route 66. C’est la naissance du mythe.

« La 66 est la route des réfugiés, de ceux qui fuient le sable et les terres réduites, le tonnerre des tracteurs, les propriétés rognées, la lente invasion du désert vers le nord, les tornades qui hurlent à travers le Texas, les inondations qui ne fertilisent pas la terre et détruisent le peu de richesses qu’on y pourrait trouver. C’est tout cela qui fait fuir les gens, et par le canal des routes adjacentes, les chemins tracés par les charrettes et les chemins vicinaux creusés d’ornières les déversent sur la 66. La 66 est la route-mère, la route de la fuite. »

John Steinbeck, dans « Les raisins de la colère ».

Bobby Troup : « Route 66 » « Get your kicks on Route 66 »

C’est la chanson incontournable pour symboliser la Route 66. Elle a été composée en 1946 par Bobby Troup et fut reprise la même année par Nat King Cole, puis Chuck Berry, les Rolling Stones et Depeche Mode.

Le morceau lui est venu en conduisant vers l’Ouest sur cette route. Un véritable carnet de route où l’on retrouve le nom des villes traversées par la route, de Saint-Louis et Joplin (Missouri) à San Bernadino (California), en passant par Amarillo (Texas) et Winona (Arizona).

« Born to be wild », de Mars Bonfire

C’est le morceau qui accompagne les « Bikers ». Il a été écrit par Mars Bonfire en 1968. A cette époque, celle du Vietnam, prendre la route, c’est faire acte de contestation. Des axes autoroutiers plus rapides existent déjà, mais la Route 66 reste celles du mouvement beatnik, des rebelles. Le morceau trouve la consécration avec film culte « Easy Rider », un road-movie « défoncé » réalisé par Dennis Hopper en 1969.

D’autres morceaux mythiques :

  • The Mother Road – Alan Rhody
  • What’s Left Of 66 – Jason Eklund
  • Willy Rogers Highway – Kevin Welch
  • The Long Red Line – Mary Cutrufello

«  Born to run », de Bruce Springsteen

« les vagabonds sont nés pour courir », chante Springsteen. Le morceau figure sur son troisième album, sorti en 1975.

Someday girl, I don’t know when, we’re gonna get to that place
Un jour, ma fille, je ne sais pas quand, on va rejoindre cet endroit
Where we really want to go
Où nous voulons vraiment aller
And we’ll walk in the sun
Et nous marcherons dans la lumière du soleil
But till then tramps like us
Mais jusque là, des vagabonds comme nous
Baby we were born to run
Chérie, on est nés pour courir.

Back to reality : « Historic Route 66 »

Supplantée par de nouveaux axes routiers, la Route 66 n’a plus d’existence officielle depuis 1985, mais des initiatives pour la conserver et développer le tourisme se multiplient et on peut désormais la ré-emprunter sur plusieurs tronçons historiques estampillés « Historic Route 66 ». A vous les motels, les stations-essences, les fast-foods et les drive-in !

On the road again !


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