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Magazine du Voyageur
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Lorsqu’on part en voyage près de chez soi ou à l’autre bout du monde, l’un des plus grands attraits de l’aventure consiste bien souvent à observer la vie sauvage. Pour profiter pleinement de vos deux passions – le voyage et la faune sauvage – découvrez notre guide de bonnes pratiques à adopter pour contribuer positivement à leur préservation.

1. Garder ses distances avec les animaux

Que l’on parte observer les ours au Canada, admirer les baleines en Islande ou bien faire un safari en Afrique, la règle est la même : il faut garder ses distances. Non seulement cela est essentiel pour votre sécurité, mais c’est aussi indispensable pour ne pas déranger les animaux dans leur environnement naturel, dénaturer leur comportement, ou même leur transmettre des maladies. Cette bonne pratique va de pair avec le fait de ne pas les nourrir. Cela pourrait perturber leurs habitudes alimentaires et influer sur leurs capacités naturelles à survivre.

Baleines bleues, côtes sri-Lankaises - Copy

2. Ne pas prendre de selfies avec des animaux sauvages

C’est une mode qui fait, elle aussi, beaucoup parler d’elle. Un peu partout dans le monde, on vous proposera de vous prendre en photo avec un animal contre quelques euros. Cela peut être un singe ou un serpent au Maroc, un tigre en Thaïlande, un crocodile en Egypte… Le problème ? Pour être domestiqués, les animaux sont souvent drogués ou maltraités, parfois privés de leurs dents ou de leurs griffes.

3. Privilégier des excursions non nuisibles pour les animaux

Si vous avez le choix d’opter pour des transports plus écologiques comme le kayak ou le voilier pour vos excursions en mer, ou la marche et le vélo plutôt que des bateaux ou des véhicules motorisés, vous contribuerez d’une part à diminuer les émissions de CO2 liées à vos déplacements mais également au bien-être des animaux dans leur environnement naturel. Lors de vos sorties baignade ou plongée par exemple, pensez également à adopter les bons gestes pour protéger la vie sous-marine comme : ne pas prélever de coquillages, ne pas toucher aux coraux et vous renseigner sur les espèces protégées et les réglementations en vigueur. Enfin, optez pour des excursions en petits groupes, et pour des prestataires engagés pour la cause animale et environnementale afin de laisser le moins de traces possibles de votre passage.

Randonnée en duo

4 . Ne jamais ramener d’animaux exotiques chez soi

Vous avez toujours rêvé d’adopter un singe, une tortue ou un perroquet ? De nombreuses destinations comme l’Indonésie ou Hong Kong proposent aux touristes de ramener un souvenir pour le moins original… et vivant. Le problème, c’est qu’en adoptant un animal exotique à l’étranger, vous risquez de contribuer au trafic illégal d’animaux sauvages et de participer à l’extinction de certaines espèces menacées.

5. Ne pas acheter de souvenirs fabriqués avec des animaux

Dans la même idée que le point précédent, si vous pensez que la vie d’un animal compte plus qu’un objet, oubliez l’achat de souvenirs tels que des colliers avec des dents de requins, de la fourrure, de l’ivoire ou encore des mollusques… Ces produits encouragent la capture d’animaux sauvages et des méthodes cruelles d’abattage.

6. Refuser de manger des animaux sauvages

Dans de nombreux pays, la faune, même si elle est en danger d’extinction, représente une curiosité culinaire pour les touristes. Il est par exemple possible de manger de la baleine en Islande, ou de déguster de la viande de tigre en Chine. Il est pourtant essentiel de refuser ce type de comportement néfastes pour les animaux et les écosystèmes.

7. Apprendre à discerner la culture et la cruauté animale

Le festival de la viande de chien en Chine, la course avec les taureaux en Espagne… Nombreux sont les événements à travers le monde à prôner leur patrimoine culturel au détriment du bien-être animal. Or, participer à ce genre d’événements encourage directement la cruauté animale.

8. Renoncer aux activités et spectacles avec des animaux

Vous avez l’opportunité d’assister à un spectacle aquatique avec des dauphins ou des orques ? À un spectacle mettant en scène des singes acrobates ? Ou de faire une balade à dos d’éléphants ? Derrière ces représentations et activités se cachent malheureusement un mauvais traitement des animaux, pour beaucoup capturés à l’état sauvage et donc arrachés à leur environnement naturel… Même si, de prime abord, l’activité et l’organisme que vous vous apprêtez à financer vous semble correcte, pensez toujours à vérifier son engagement envers la cause animale. Dès lors que des activités au contact direct avec des animaux sauvages domestiqués vous sont proposées, il est possible que l’animal soit considéré comme une simple attraction lucrative, au dépend de son bien-être.

9. Porter soi-même ses affaires

Il peut être tentant de faire appel à un alpaga pour porter ses affaires en grimpant les flancs des Andes, ou bien de charger ses sacs et son eau sur une mule ou un cheval le temps d’un trek en montagne ou dans le désert… Toutefois, n’oubliez pas qu’un animal, quel qu’il soit, n’est pas fait pour porter plus de 15% de son propre poids.

10. Agir pour les animaux

Vous souhaitez allier l’utile à l’agréable lors de votre prochain voyage et agir en faveur des animaux ? Protéger les sites de nidification des tortues en Grèce, la faune de la forêt amazonienne au Pérou ou les animaux exotiques au Costa Rica… Nombreuses sont les possibilités de se porter volontaire et d’agir pour la sauvegarde d’un habitat ou d’une espèce. Renseignez-vous auprès de www.worldanimal.net, qui recense plus de 3000 organisations de protection animale dans le monde.

volontariat

Crédits : iStock

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