Rouler sur un vélo, c’est super ! Voler avec un vélo, c’est beaucoup moins évident. Nous revenons avec vous sur les quelques points à connaitre avant de prendre l’avion avec votre bicyclette.
Embarquer son vélo à bord d’un avion nécessite un peu de préparation.
1. Avant toute chose, il faut se renseigner sur la politique pratiquée par votre compagnie aérienne.
2. Il faut amener son vélo jusqu’à l’aéroport (eh oui on n’y pense pas).
3. Il faut emballer la bête de façon convenable.
1. Vérifier la politique appliquée par la compagnie aérienne
Selon les compagnies, les règles et les tarifs varient. Il est donc important de vérifier les conditions appliquées avant d’acheter son billet, si possible.
En termes de tarifs, 3 possibilités :
> Le transport de votre bicyclette n’est pas inclus dans le prix de votre billet. Il faut donc payer un supplément fixe. C’est le cas par exemple pour Ryanair ou easyJet, et la plupart des compagnies low cost.
> Votre vélo est un bagage comme un autre : vous avez le droit de l’enregistrer sans payer de supplément, tant que le poids total de vos bagages (vélo inclus) ne dépasse pas la franchise autorisée. On pourrait citer KLM comme exemple.
> Cadeau : on vous permet de transporter gratuitement votre vélo, sans autre condition.Il faut juste qu’il pèse moins de 23 kg. A notre connaissance, seul Virgin Atlantic vous fait cette fleur.
Autre point à vérifier : faut-il prévenir la compagnie à l’avance ? Dans certains cas, il faut faire une demande préalable 24h ou 48h avant le vol.
On vous récapitule cela dans un joli tableau, pour quelques compagnies usuelles :
| Prix et conditions de transport d’un vélo par compagnie | |||
|---|---|---|---|
| Compagnie | Le vélo est-il considéré comme un bagage ordinaire? | Tarif | Faut-il prévenir à l’avance ? |
| Air France | non | De 40 € à 125 € en fonction de la destination | obligatoire 48h à l’avance |
| easyJet | non | 49 € en ligne 63 € à l’aéroport |
recommandé |
| Iberia | non | 75 € | – |
| Royal Air Maroc | non | De 55 € à 200 € en fonction du poids du vélo et de la destination | – |
| Ryanair | non | 60 € en ligne 70 € à l’aéroport |
– |
| Transavia | non | 40 € | obligatoire 48h à l’avance |
| Volotea | non | 60 € en ligne 80 € à l’aéroport |
recommandé (prix) |
| Vueling | non | 45 € | – |
| Wizzair | non | 30 € en ligne 60 € à l’aéroport |
recommandé (prix) |
| Aigle Azur | oui | Pas de supplément si le poids total des bagages (vélo inclus) n’excède pas la franchise | – |
| Air Algérie | oui | Pas de supplément si le poids total des bagages (vélo inclus) n’excède pas la franchise | – |
| British Airways | oui | Pas de supplément si le poids total des bagages (vélo inclus) n’excède pas la franchise | – |
| Emirates | oui | Pas de supplément si le poids total des bagages (vélo inclus) n’excède pas la franchise | – |
| KLM | oui | Pas de supplément si le poids total des bagages (vélo inclus) n’excède pas la franchise | obligatoire 48h à l’avance |
| Lufthansa | oui | Pas de supplément si le poids total des bagages (vélo inclus) n’excède pas la franchise | obligatoire 24h à l’avance |
| Virgin Atlantic | non il est compté en plus mais il est gratuit ! |
Pas de supplément si le vélo pèse moins de 23 kg | – |
2. Amener son vélo jusqu’à l’aéroport
Deux possibilités : soit vous vous rendez à l’aéroport en vélo. Mais ça veut dire que vous n’êtes par ailleurs pas trop chargé. Et que vous devrez probablement l’emballer sur place.
Soit vous devez transporter votre vélo avec vous. Si vous êtes en voiture, avec un système adapté pour transporter votre bécane, tout va bien. Si vous avez un vélo pliant qui prend à peine de la place, ça va toujours.
Mais si vous ne correspondez à aucune des descriptions précédentes, les ennuis commencent. Les transports en commun sont parfois/souvent opposés à ce que vous montiez en vélo. Voici vos deux options :
> Prendre son vélo non emballé… et tout miser sur la gentillesse du conducteur du bus. Certains moyens de transports autorisent les vélos (le RER parisien par exemple, à certains horaires), d’autres non. Mais si vous faites votre plus joli sourire au chauffeur de l’Orly-bus, et qu’il est bien luné, ça passera peut-être.
> Emballer son vélo avant de partir, il devient alors difficilement refusable, puisque c’est un bagage (volumineux) comme un autre. L’inconvénient : une fois dans son emballage, le vélo est plus galère à transporter.
3. Emballer son vélo
En général, toutes les compagnies aériennes exigeront un certain nombre de chose pour embarquer votre bolide :
> Dans la plupart des cas, il faut que votre vélo soit dans un sac ou une boite prévus à cet effet. Vous pouvez vous procurer une housse à vélo dans une boutique spécialisée, ou bien un carton adapté sur place au comptoir de l’aéroport. Dans ce deuxième cas, la compagnie vous facturera la boite (20 € avec KLM par exemple).
> On vous demandera certainement de dégonfler vos pneus. Pensez à laisser suffisamment de pression pour éviter d’abimer votre jante, ou de crever en cas de choc pendant le trajet. Parfois on vous demandera carrément de démonter la roue avant. Il faudra alors bien la fixer au cadre.
> On vous demandera aussi d’enlever les pédales. Pour cela, prévoyez l’outil adapté. Deux conseils repérés sur le site lebraquetdelaliberte : ayez une clé plate de 15, et souvenez-vous que la pédale de gauche se dévisse dans le sens des aiguilles d’une montre tandis que celle de droite se dévisse dans le sens inverse des aiguilles.
Quel que soit l’emballage que vous choisissez (sac ou boite), calez et protégez au mieux votre vélo en ajoutant si besoin du papier journal par exemple.