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Le Magazine du Voyageur
  •   6 min. de lecture

Sylvain a passé les 5 dernières années en Asie, entre travail et voyages. Dans une vidéo de 3 minutes, il nous embarque à travers les 15 pays qu’il a visités. Ce jeune expatrié français a accepté ensuite de répondre à quelques questions pour nous en apprendre plus sur ces 5 années asiatiques.

La vidéo

Découvrez en 3 minutes les 15 pays dans lesquels Sylvain a voyagé pendant ses 5 années en Asie : Chine, Malaisie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Hong Kong, Macao, Singapour, Corée du Sud, Japon, Népal, Mongolie, Indonésie, Myanmar et Sri Lanka.

L’interview

Peux-tu nous résumer comment se sont passées ces 5 années en Asie ?
Etape 1 : La Chine (2 ans)
A l’origine, je suis parti en Chine début 2011 pour un stage de fin d’études pendant 5 mois à la fin de ma licence, dans le domaine du web (SEO et webmarketing). A la suite de ce stage, on a décidé avec ma copine de traverser la Chine du sud au nord, pour découvrir ce qu’il y avait autour. Donc pendant un peu plus d’un mois, on s’est retrouvés perdus dans des villages à travers la Chine et on a pu voyager de façon locale, et c’est ce qui nous a vraiment donné envie de découvrir plus l’Asie.

A la suite de ce stage on est rentrés en France quelques mois pour passer notre soutenance et pour décider ce qu’on allait faire ensuite. Au bout d’un mois ou deux on a reçu une proposition d’embauche tous les deux de la part de l’entreprise dans laquelle on avait fait notre stage. On a hésité quelques jours et on a décidé de repartir en Chine, à Canton dans le sud. On est restés là-bas 1 an et demi à peu près. On s’est adaptés à la vie locale, c’était vraiment tout nouveau pour nous. Sachant qu’il y avait la barrière de la langue, le chinois on avait vraiment des notions très basiques. La culture est vraiment éloignée de chez nous, donc c’était vraiment une sorte de challenge qui nous plaisait beaucoup.

Etape 2 : La Thaïlande (1 an)
Pour simplifier des questions de visa, notre patron a accepté au bout d’un an et demi de nous laisser travailler à distance depuis un autre pays d’Asie. C’est là qu’on a saisi l’occasion de déménager en Thaïlande, à Koh Phangan : pas loin, un joli cadre de vie et un coût de la vie un peu plus modique qu’en Chine. A l’origine ça devait durer quelques mois, mais on s’est tellement plu en Thaïlande qu’on y est restés un an.

On avait vraiment apprécié la Chine, mais on avait envie de voir autre chose d’une part et il y avait quelques éléments de la Chine qui ne nous manquaient pas beaucoup comme la surpopulation, la pollution.

Pendant cette année en Thaïlande, en tant que digital nomades, on devait ressortir tous les 3 mois pour renouveler notre visa touristique. C’est à ce moment-là qu’on en a profité pour visiter les pays limitrophes comme le Laos, le Cambodge, la Corée etc..  On y restait parfois 2, 3 semaines, parfois plus longtemps.

Etape 3 : la Mongolie (9 mois)
En Thaïlande, j’ai rencontré un directeur d’agence de voyage français basé en Mongolie, depuis 10 ans. Lorsqu’il m’a proposé de m’embaucher pour m’occuper de la refonte de ses sites internet en français et en anglais, j’ai sauté sur l’occasion. On a donc décidé de déménager à Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie ! Changement de décor complet, on a quitté les plages de sable chaud pour rejoindre le froid mongol.
Sylvain Mongolie

La Mongolie c’est un pays magnifique, qui me faisait rêver depuis un moment. Mais on s’attendait à ce que la capitale soit une ville pas super agréable, on avait eu des échos pas très reluisants. C’est une architecture soviétique, le chauffage au charbon crée de la pollution en hiver quand il fait moins 30. On est restés 9 mois là-bas. Et ensuite mon patron m’a fait confiance pour que je reparte travailler à distance.

Etape 4 : la ThaÏlande bis (1 an et demi)
On est rentrés en France pendant quelques semaines pour voir les proches et on a décidé de repartir en Thaïlande, depuis 1 an et demi. On quitte la Thaïlande la semaine prochaine ! Peut-être Séoul en Corée du Sud, on ne sait pas encore.

Et après, peut-être même qu’on changera de continent. Pourquoi pas l’Amérique du Sud…

Qu’est ce qui t’attirait vers l’Asie avant de partir ?
C’est un continent qui me fascinait depuis toujours, notamment grâce à tout ce que j’avais pu lire. Je m’étais toujours imaginé y faire un tour mais je ne m’étais jamais imaginé y vivre.

J’avais une image forte, en particulier des cultures chinoises et japonaises, qui remontait à loin. Cela m’attirait,  c’est pas facile à expliquer. Pareil pour les pays émergents comme le Népal par exemple, j’avais une image de grandeur, de grands espaces

Et ces attentes se sont réalisées ? Ce sont les mêmes raisons qui t’on fait rester 5 ans sur place ?
C’est plutôt les circonstances de la vie qui m’ont fait rester en Asie. J’attendais beaucoup, je n’ai pas été déçu. A part peut-être parfois, certaines destinations que j’imaginais vraiment préservées et qui ne le sont plus, comme les temples d’Angkor que j’imaginais vraiment sauvages. Mais il y a aussi des coins qui ont dépassé mes espérances.

Je pense que c’est le fait d’avoir l’impression de vivre quelque chose de différent, même pour un temps. J’adore me réveiller dans un nouvel endroit inconnu le matin et me dire que je vais partir à la découverte.

Comment ça se passe sur place lorsqu’on ne parle pas la langue locale ?
Les pays qu’on a visités ont tous leur propre langue. Quand on est partis en Chine, j’avais quelques notions de chinois. On a un peu appris le vocabulaire de la survie, de quoi commander au resto mais pas suffisamment pour tenir des conversations sur la durée.

Concernant le thaï, en arrivant j’étais motivé, je m’étais acheté un petit bouquin pour apprendre la langue un peu tous les soirs pour pouvoir communiquer avec les locaux. Mais en fait il s’avère que la solution de facilité c’est l’anglais. Comme il s’agit d’un pays très touristique, beaucoup de gens parlent anglais.
Sylvain Népal

Est-ce qu’il est possible d’improviser lorsqu’on voyage en Asie, ou c’est mieux de prévoir ses voyages en avance ?
En Asie, l’avantage c’est que c’est vraiment facile de se déplacer par soi-même. Il y a toujours des bus locaux et des trains tout au long de la journée. Ça nous est déjà arrivé de planifier ce qu’on appelle un visa run 3-4 jours avant de partir avec Air Asia. La plupart du temps on regarde un peu à l’avance ce qu’on a envie de voir sur place, mais on prévoit essentiellement au jour le jour.

A part pour la Mongolie où, vu que je travaillais avec une agence de voyage j’ai réussi à m’arranger avec des collègues pour partir avec un groupe. Ce qui est bien, car en Mongolie pour le coup c’est plus difficile de se déplacer, il n’y a pas de transports en commun pour ainsi dire.

Toi qui as vu 15 pays en 5 ans : y a-t-il un point commun à tous ces pays, qui fait de l’Asie une unité ?
Le chaos ! Enfin pas vraiment le chaos, mais disons que j’aime bien les pays où les villes un peu chaotiques où c’est encore un peu le far west de temps en temps. Par exemple dans une capitale comme Phnom Penh au Cambodge, tu as l’impression quand tu roules qu’il n’y a pas vraiment de règles. J’aime bien ce genre de pays où quand tu viens d’Europe ça peut paraitre un peu choquant au départ.

Sinon la gentillesse, le sourire des gens. L’universalité de la bonne humeur ! Hormis peut-être le Japon où ils peuvent être plus froids, et ils ont globalement plus l’habitude de voir des étrangers. Sinon dans chacun des pays je n’ai jamais eu de mauvaise expérience avec les locaux. Bien sûr en Asie du Sud-est, parfois on essaie de t’arnaquer, mais en général on a rencontré des personnes fascinantes dans tous les pays où on est allés !

Photos : Sylvain Schots.

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