Le Magazine du Voyageur icon
Le Magazine du Voyageur
  •   5 min. de lecture

Souvent présentée dans les médias français comme une destination rêvée pour les Français en quête de liberté et désireux d’échapper à la crise économique qui touche la vieille l’Europe, l’Australie semble pourtant offrir à de nombreux jeunes une réalité bien différente. La vie en Oz muni d’un Working Holiday Visa n’est pas toujours aussi simple qu’elle n’y parait.

Nous nous faisions l’écho il y a quelques semaines du comportement peu recommandable de certains jeunes Français sur le territoire australien. Alcoolisme, comportements bruyants et peu respectueux envers les autorités du pays avaient même été dénoncés par le consul de France à Sydney Eric Berti. Dans sa lettre consulaire, celui-ci mettait également en avant une pratique peu flatteuse pour la réputation de ses compatriotes : le vol de nourriture dans les magasins. Un larcin désormais surnommé « French Shopping » par les Australiens…

Lettre au consul de France

Une prise de parole qui n’a pas manqué de faire réagir de nombreux titulaires du fameux Permis Vacances Travail qui permet chaque année à des milliers de Français de partir à la découverte du « continent rouge ». Soucieux de ne pas tous être mis dans le même sac mais aussi désireux de mettre en lumière des difficultés et une réalité souvent bien différente de l’image idyllique que certains peuvent se faire d’un tel séjour, ils ne se sont pas reconnus dans le témoignage de leur consul et encore moins dans l’image du PVTiste « qui passe son année à surfer et voyager » souvent véhiculée en France.

C’est notamment le cas de Lucie, 27 ans, qui a tenu à présenter dans une lettre envoyée à Eric Berti
son quotidien de chercheuse d’emploi dans un pays qui lui avait été présenté comme un Eldorado. Sa réalité : conditions de logement dégradées, peu de considération accordée aux backpackers, manque de sérieux des employeurs agissant parfois à la limite de la légalité, concurrence des travailleurs asiatiques mieux organisés…La recherche d’emploi en Australie ne semble pas si rose que veulent bien le présenter certains reportages ou sites internet.

Une concurrence de plus en plus forte

Si la situation diffère bien sûr d’une expérience à une autre (comme en témoigne les nombreux commentaires à la lettre de Lucie) et que de nombreux PVTistes continuent de trouver leur bonheur en Australie, un décalage semble bel et bien exister entre l’image que certains se font de leur futur voyage et la réalité une fois débarqués de leur vol pour Sydney.

« L’Eldorado australien n’a, pour moi, jamais existé, comme l’Eldorado canadien d’ailleurs. Les médias présentent souvent ces deux pays comme des pays parfaits où il faut vite s’enfuir pour avoir une vie meilleure. Il y a des opportunités en Australie mais il y a aussi beaucoup de main-d’œuvre aujourd’hui. C’est ce qu’il faut avoir à l’esprit. Selon moi, il ne faut pas renoncer à son projet en Australie mais simplement ne pas partir avec trop de rêve plein la tête : en Australie aussi, la recherche d’un emploi peut poser problème », explique Julie, responsable Australie pour le site PVTistes.net qui a répondu à nos questions.

Les backpackers sont de plus en plus nombreux à la recherche d’un emploi en Australie

Cette année, 22 000 Français sont présents en Australie munis d’un Working Holiday Visa, le terme anglais pour Permis Vacances Travail. Un visa qui les autorise à passer un an en Australie et qui a pour but premier de fournir aux agriculteurs australiens une main d’œuvre pas chère et abondante. Selon Julie, la formule est victime de son succès. « Ce qui a rendu les choses plus difficiles, c’est l’augmentation du nombre de participants au Working Holiday Visa, toutes nationalités confondues, et non une baisse des offres d’emploi », explique t-elle.

Même s’il reste deux fois moins élevé qu’en France, le taux de chômage australien a atteint en mars dernier 5,6%, son plus haut niveau depuis 3 ans. Comme tous les « Eldorado », l’Australie est prise d’assaut par les travailleurs étrangers et les nombreux backpakers en quête d’aventure. La concurrence se fait de plus en plus forte et les emplois de plus en plus difficiles à obtenir. Un constat que faisait déjà au mois d’octobre 2012 l’organisme Boomerang chargé d’accueillir et de guider les jeunes Pvtistes dans une interview parue dans lepetitjournal.com de Sydney.

Sortir des grandes villes

« Il m’arrive souvent de lire des récits de futurs PVTistes qui expliquent qu’ils chercheront un petit boulot de serveur pour les 2 premières semaines de leur voyage avant d’acheter un van et de partir voyager dans le pays. Malheureusement, il n’est pas plus facile en Australie qu’en France de trouver un boulot, même si c’est un petit job. Du moins, pas dans les grandes villes » explique Julie qui recommande à ceux qui veulent tenter l’aventure de ne pas hésiter à quitter les régions où il y a une forte concentration de jeunes (la côte Est majoritairement).

Il est souvent difficile de trouver un emploi à Sydney et les logements coûtent chers

Dans sa réponse à la lettre de Lucie, Eric Berti se dit lui aussi conscient des difficultés rencontrées par de nombreux jeunes Français en Australie. Il regrette « la vague de reportages publiés l’hiver dernier en France sur l’Australie, présentant le pays comme un eldorado, évoquant avec romantisme des jeunes faisant le tour du pays en van, alternant des travaux dans les fermes et le tourisme, comme si la recherche d’emploi en Australie était un jeu d’enfant » et évoque un marché du travail qui se tend ainsi que des difficultés de logement dans les grandes villes comme Sydney.

Si l’Australie a encore sans doute beaucoup à offrir à ses visiteurs et si la formule du Working Holiday Visa n’est surement pas à remettre en cause, le succès de celle-ci entraîne aussi son lot de difficultés. Un conseil : avant de vous lancer dans la grande aventure australienne, renseignez-vous bien sur cet immense pays et partez en sachant que comme partout, il vous faudra cravacher pour réaliser votre rêve.

Vous êtes parti tenter votre chance en Australie ? Racontez nous votre expérience ! Vous prévoyez de partir avec un Permis Vacances Travail ? N’hésitez pas à nous faire part de vos attentes ! 

Photos : THEfunkymanjcoterhalsglennharperRadio Nederland Wereldomroep / Flickr cc.

Avec Liligo trouvez le meilleur vol pour votre prochain voyage !


24 réponses à “PVT : la fin de l’Eldorado australien ?

  1. Pour être actuellement en Australie je ne peux que confirmer l’article. De France on nous vend un peu trop du rêve, on nous dis que cela va être facile de trouver du travail, de travailler quelques semaines par ci par là et ensuite voyager. mais la réalité est assez différente : de plus en plus d’européens au chômage arrive en Australie, et pour de plus en plus avec un niveau d’anglais de plus en plus faible (j’ai rencontré des personnes avec un niveau plus que basics) et bien souvent des ressources financières très limitées. Ainsi pour certains l’aventure australienne tourne au cauchemars. Pour ma part mes conseils sont : ne pas partir trop confiant, avoir des réserves financières suffisantes (j’ai mis 2 mois à trouver mon premier job) avoir un niveau d’anglais satisfaisant (même si on est d’accord que l’on va en Australie pour s’améliorer. Et surtout se renseigner un maximum sur l’endroit ou vous posez vos bagages (moi je ne me suis pas assez renseigné et arrivé en pleins milieu d’une saison à Darwin qui était pleins de Backpackers ben c’est un peu comme aller droit dans le mur).
    Ce passage c’était pour casser les rêves facile, après l’australie c’est un pays qui une fois que l’ont travail (et si l’on à pas peur de faire des heures) qui permet de gagner beaucoup d’argent, ce qui permet après de faire son voyage et de profiter un maximum du pays. Un conseil, ne vous éternisez pas sur la cote est si vous n’avez pas de travail car l’essentiel des backpackers y sont, cherchez dans des endroits qui ont moins la cote où vous irez pour travailler.
    Enjoy your trip

      1. Ca fait quand même quelques années que l’on sait que ce n’est plus l’eldorado, il faut être naïf pour croire encore au rêve australien d’il y a 10 ans. Malgré tout, quand on voit le traitement du sujet par certains sites qui vous vendent un rêve éveillé, on comprend mieux pourquoi ce type d’article a un intérêt.
        Après il y a les forums et la réalité, qui peut différée d’une expérience à l’autre, mieux vaut se renseigner un maximum avant de partir certes mais à un moment il faut y aller pour se faire sa propre idée . Une chose est sûre, les asiatiques sont de redoutables travailleurs.

  2. Salut, alors nous on est 3 frenchies arrivés Jeudi dernier sur Brisbane et on cherche comme des malades sur internet on a appelé partout j’ai un ami qui a posté une 20aine de cvs dans les resto les bars et les auberges de jeunesse. Alors pour le helpx tout est plein jusqu’en novembre voir janvier 2014! Je vais me mettre à chercher en fille au pair et on va à mon avis devoir se séparer pour pouvoir trouver du boulot! Rien n’est facile, mais avec notre anglais on pense que ça peut faire une petite différence par rapport aux deux filles françaises qui glandent rien dans notre auberge de jeunesse! Elles ne parlent pas anglais (même les mots les plus basiques…) et n’ont aucunes expériences en quoique ce soit, elles ne mangent que des barres sneakers toute la journée et des sushis à 2 dollar, alors oui y en a qui galèrent mais faut aussi voir les moyens qu’on se donne pour y arriver non?

    Nous on savait à quoi s’attendre et j’avoue que oui en France on nous dit que c’est un pays magique où l’on trouve du boulot dès qu’on met un pied dans le pays! Mais non bien sur, et faut être réaliste, y a des galères comme partout et y a des facilités comme partout! Bref nous on se décourage pas, on a déjà quelques tuyaux pour novembre on verra pour la suite!

  3. Cela me fait rire… vous croyez réellement que toutes choses s’acquiert rapidement ou facilement…
    Je suis actuellement backpacker en Australie certes c’est difficile de trouver un job ou quoi que ce soit mais désolé de vous dire cela mais je pense que dans la vie il faut persévérer et s’adapter!
    Dans la vie au quotidien en France ou en Australie il y a des difficultées mais ne blâmés pas ce merveilleux pays parce que vous avez pas réussi !
    Comment osez vous donner une impression négative aux futurs backpackers.
    Je dirais même l’eldorado ce n’est pas ce que les autres te feront penser mais pense à ce que tu pourras y faire!
    Notre ami belge à raison sur beaucoup de points tout comme Sophie
    Il faut s’adapter et toujours positiver et aller de l’avant !
    Peace

  4. Ps: Pour les futures mauvaises langues nous parlons Anglais couramment, avons une voiture correct, mangeons parfois des nouilles mais il faut bien économiser, nous sommes motivés et travailleurs, bref, certains auront plus de chances que d’autres je pense et personne ne vivra la même expérience! Mais bon si vraiment il y avait du boulot partout en Australie je ne serai pas en train d’écrire ça!

  5. Hello!
    En effet nous sommes actuellement en Australie depuis près de 4 mois et nous ne vivons certainement pas la même expérience qu’une personne qui a pu faire ce trip il y a une dizaine d’années! Nous sommes deux et nous sommes venus avec à peu près 3500$ chacuns, arrivés à Sydney dans un premier temps nous y sommes restés deux semaines, le budget prend vite une claque, donc nous nous sommes empressés d’acheter une voiture et sommes partis sur la route.
    Direction le sud du Victoria où nous avons pratiqué du helping via le site Helpx qui consiste à vivre chez l’habitant donc nourri et logé en échange de quelques heures de travail par jour, très bon moyen de rencontrer des gens et d’économiser son argent en attendant de trouver un boulot! Cependant il n’y a pas de boulot 🙂 nous avons parcouru 5 états, sommes allés dans des dizaines et des dizaines de fermes, des shops, des associations, etc etc, et toujours la même réponse, non, on ne sait pas, rien pour le moment, trop tard, la saison est finie (nous avons un bouquin spécial du gouvernement sur les saisons donc nous ne sommes pas allés dans chaque endroit à l’aveuglette) donc voilà c’est assez décevant, certaines fermes quand à elles ne prennent que des asiatiques..donc un conseil si vous partez en Australie prévoyez un bon budget et solution de secours, le helping, vous ne gagnerez pas d’argent certes, mais vous n’en depenserez pas et rencontrerez des gens formidables et vous retrouverez dans des endroits magnifiques! Good luck 😉

  6. Du boulot y’en a partout en Australie, arrêtez avec vos articles à la con, et surtout arrêtez de blâmer les français !!!
    Je suis actuellement en Australie, je bouge régulièrement, et je n’ai jamais eu de soucis à trouver du travail.

  7. Bonjour ,

    Je suis partie faire un voyage de 6 mois de Janvier à Juillet, en passant par la Thailande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. C’est en autralie que je suis restée le plus(environ 4 mois). Certes il n’est pas évident de trouver du boulot , mais mon copain et moi même avons trouvé en moins d’une semaine à Sydney.. J’ai réussi à avoir 3 essais, et au final j’ai travaillé en tant que serveuse à l’opéra de Sydney. Mon copain a travaillé en tant que graphiste pour 2 bars.

    Certes ce n’est pas évident de trouver et nous avons peut etre eu de la chance ( on s’est bien bougés aussi, à distribuer des CV partout dans Sydney), mais si, il y a encore de belles opportunités en Australie ! N’écoutez pas ceux qui vous disent que c’est impossible de trouver un job dans les grandes villes, c’est FAUX !

    Bonne aventure à tous ceux qui comptent tenter quand même l’expérience australienne ! ( par contre attention, vous croiserez des français partout ..)

    Marine

  8. Alors alors… L’eldorado australien, mouais c’est clair que c’est pas vraiment le cas. Comme le disent la plupart des commentaires précédents il faut avant tout vous sortir les doigts du cul pour bosser et pas hésiter à en chier, quitte à prendre quelque chose de pas très onéreux avant de trouver mieux. Il faut savoir qu’il y a un nombre massif de backpackers et que si vous ne sautez pas sur les opportunités, celles ci vous passeront sous le nez ! Prenez votre chance et un boulot merdique apporte parfois un super contact… la chance joue énormément donc expérimentez le plus de choses possible, vous verrez que par la suite vous serez capable de flairer les bons et mauvais plans et ainsi savoir à quelle porte toquer. Bon, vu que ceci est adressé aux français je vais parler un peu de mon expérience ici avec eux et des quelques points que je leur reproche ( je suis belge lol ). Avant de vous dégainer en Australie les gars, revoyez votre motivation a parler anglais car c’est UN ÉNORME PROBLÈME CHEZ VOUS, VOUS AVEZ DU MAL, BEAUCOUP DE MAL, VOIR ÊTRE TOTALEMENT INCAPABLE DE FAIRE LE MOINDRE EFFORT POUR APPRENDRE LA LANGUE ! Vous débarquez et vivez en communauté de francophones et vous vous étonnez qu’après une demie année, un an, voir même deux ans en oz vous soyez toujours À CHIER ! Je trouve ça révoltant de voir que vous vous attendez a ce que le monde entier parle français, j’étais sur le cul quand j’ai entendu des gens commander au Mac do en français du  » bonjour » au  » au revoir  » ! Vous allez sûrement dire que je fais une grosse généralité, mais c’est triste à dire, voir même pitoyable, depuis que je suis ici j’ai rencontré la masse de français ( beaucoup trop ?!) et quasiment zéro exception !!! Quand tu vois que ces gens la se plaignent parce que  » les étrangers ne parlent pas français en France  » alors pourquoi vous faites la même au bout du monde bande de débiles ?! Je vous conseillerais également de laisser votre arrogance typiquement française à la maison, celle ci n’est pas la bienvenue. À mon avis le mieux serait de faire une sélection avant d’accorder les visas parce que quand on voit ce que vous en faites… :/ D’après ce que je vis et vois ici je peux vous dire que c’est encore possible de bosser et de se faire un bon petit trip, mais ne vous fiez pas aux forums, émissions etc, on a tous une expérience différente ici. Ce que vous voulez c’est souffler ? Oublier votre quotidien ( La France ) ? Découvrir de nouvelles choses et faire de chouettes rencontres ? Alors je penses que le top c’est de débarquer en mode solo et de se taper une vraie aventure digne de ce nom. S’infiltrer dans la masse, apprendre une nouvelle culture et s’imprégner de la langue ça apporte un réel sentiment de satisfaction, sans compter que ça vous donnera un énorme avantage sur les autres qui eux ne font pas d’effort 😉 Si j’en parle comme ça c’est parce qu’après 8 mois de pure immersion, sans aucune prétention et par pure comparaison, pour un francophone, j’ai obtenu un résultat plus que satisfaisant. La définition du mot bilingue étant de réfléchir et s’exprimer sans difficultés dans deux langues différentes à un degrés de précision identique, je penses que je m’en approche grandement. Juste besoin d’encore un peu de temps et d’assimiler un max afin d’atteindre ce fameux degré de précision identique à mon français. Commencez à mater tous vos films et séries en anglais afin d’améliorer votre capacité a la compréhension dans un premier temps avec sous-titrage en français histoire de choper un peu de vocabulaire, ensuite en anglais et ne pas hésiter à noter chaque mot que vous ne connaissez pas. ( Ne vous reposez pas la dessus en pensant qu’on devient bilingue en mattant bêtement la tv). Revoyez de la grammaire, mangez littéralement votre dictionnaire, absorbez un maximum de vocabulaire, de slang. Oubliez les livres en Français, allez dans un shop de seconde main et lâcher quelques dollars pour un bouquin en anglais. Pour bien faire choisissez un thème qui vous intéresse ça rendra la tâche mille fois plus facile. Après un moment vous ne devrez plus vérifier les mots que ne vous connaissez pas au dictionnaire, vous en comprendrez le sens grâce au contexte simplement parce que vous réfléchirez en anglais ! Ça c’est juste le taff à faire sur le côté, le reste ( LE PLUS IMPORTANT ) ça se passe sur le terrain. Chaque seconde est un entraînement, chaque conversation est bénéfique si vous êtes concentré. Mettez vous en mode perroquet et imitez le plus possible, inspirez vous de la prononciation des gens dont l’anglais est la langue maternelle, peu importe la nationalité. Montrez que les francophones eux aussi sont capable de sortir autre chose qu’un accent minable ! Posez des questions, soyez passionnés ! Je sais qu’étant francophone c’est être un peu défavorisé au départ comparé aux néerlandais ou suédois par exemple qui sont baigné dans l’anglais dès leur plus jeune âge avec la télévision étant donné que rien n’est traduit en dans leur langue maternelle et que tout sort en anglais. Sans parler de leur système scolaire, comme celui des allemands, est mille fois meilleur qu’en France ou en Belgique cela dit. Mais n’utilisez pas ceci comme excuse, c’est encore plus gratifiant de commencer la course avec un handicap et de mettre une branlée aux avantagés 😉 La clé c’est de bosser chaque jour sans relâche et d’en vouloir ! De ne jamais se contenter de son niveau et de viser plus haut ! Voilà j’ai parlé beaucoup de la langue mais c’est en effet le point à souligner… Pour en revenir au taff, faut partir avec un mental de crève la faim, ne pas avoir peur de relever tous les challenges et d’essayer d’être plus fort que les autres. C’EST LA JUNGLE !!! Si vous avez un plan gardez le pour vous et n’en parlez qu’une fois que vous avez obtenu le job ! C’est si vite arrivé de se faire vampiriser et devancer 😉

    J’ai qu’une chose à dire l’Australie c’est encore possible, mais pas pour tous le monde ! Venir ici et faire la même chose qu’en France ? Restez chez vous. Petit péteu diplômé en j’sais pas trop quoi, bac + 5 de mes coui**** qui vient faire son arrogant et sa sélection, reste chez toi. Laissez la place aux gens qui n’ont pas peur de se salir les mains ! Si vous savez vous débrouiller et que vous n’avez pas peur de relever les défis, c’est jouable même sans beaucoup d’argent ( je suis venu avec 1500 dollars ), économisez votre argent vous même, ne devez rien à personne. Vivez peu cher des le départ et améliorer votre confort de vie par la suite, étape par étape 😉 J’ai vu plus de gens aidés financièrement de papa maman se casser la gueule que ceux qui débarquent avec quasi rien. L’aventure a bien meilleur goût quand elle est bon marché et quand vous vous en sortez sans l’aide de personne 😉

    Malgré le fait que ce commentaire semble être celui d’un révolté, considérez le 😉

    1. je ne peux qu’approuver vivant exactement la même chose, pour ma part depuis le début je n’ai senti aucun racisme anti francais bien au contraire mais il faut y mettre du sien on est « invité  » ici … je fuis les francais , je ne roule pas dans un van pourrave de 25 ans, je ne dors pas sur les parkings public, je voyage seul mais ici on n’est jamais vraiment seul ( ah oui ça par contre ça parle anglais on nous avait pas prévenu avant…. )

      y a moyen de faire de super rencontres et de très bonnes expérience en australie sans problème, si vous venez pour cueillir des oranges entre francais et manger des noodles le soir dans votre van c’est votre problème mais ne gacher pas la réputation des francais….

      1. sur pas mal de point je vous rejoins totalement après quand tu dis « moi j’ai pas un van de 25 ans et je mange pas des noodles tt les soir sur un parking »…. euh excuse moi mais rappelle moi a la base tu es parti avec combien d’argent en poche? parce que a mon avis ton collègue aillant mis son commentaire juste avant le tien devait pas ce taper des restos tt les soirs!!!! de 2 si toi tu n’as pas prit le choix d’avoir un van de 25 ans dans quoi tu t’es loger? parce que c’est bien de les critiquer mais a ce moment là va plus loin dans ton experience, histoire que quelques un ce couche moins con qu’il se soit lever!!! N’oublie que sur d’autres commentaires laisser encore au dessus du tient ils est qua

      2. sur pas mal de point je vous rejoins totalement après quand tu dis « moi j’ai pas un van de 25 ans et je mange pas des noodles tt les soir sur un parking »…. euh excuse moi mais rappelle moi a la base tu es parti avec combien d’argent en poche? parce que a mon avis ton collègue aillant mis son commentaire juste avant le tien devait pas ce taper des restos tt les soirs!!!! de 2 si toi tu n’as pas prit le choix d’avoir un van de 25 ans dans quoi tu t’es loger? parce que c’est bien de les critiquer mais a ce moment là va plus loin dans ton experience, histoire que quelques un ce couche moins con qu’il se soit lever!!! N’oublie que sur d’autres commentaires laisser encore au dessus du tient ils est quand même régulierement dit que les loyers sont cher!! alors desolé mais je voudrais du coup en savoir plus!!! merci d’avance

    2. « Se sortir les doigts du cul » ? Je n’ai pas l’impression que Lucie soit restée là à attendre que ça se passe. http://bit.ly/19Ep8Tg

      Malheureusement des gens comme Lucie, avec mon copain on en a rencontré beaucoup et on en fait même partie. Déception, stress vis à vis des finances, efforts qui n’aboutissent à rien, des salaires qui peinent à être versés (l’ex-employeur de mon copain lui doit encore $3000). Et quand tu dis qu’il faut accepter « d’en chier », faut-il vraiment TOUT accepter ? J’ai plutôt été payé convenablement dans les peu de boulots que j’ai pu faire ici (à part pour le picking) mais j’ai rencontré des gens qui se sont faits littéralement exploiter. Nous, français, qui passons pour des râleurs de première, je ne suis pas sûre que l’on accepterait ce genre de job en France. Et tout ça au nom de quoi ? D’une expérience inoubliable, d’un voyage hors du commun, de l’aventure d’une vie ? Non merci.

      Quant à l’adaptation, je ne pence pas être asociale et mon copain et moi, ayant vécus en Angleterre, avions de très bonnes bases d’anglais. Nous ne sommes pas venus en Australie pour vivre comme en France, bien au contraire ! De plus, comme Lucie (que je cite une nouvelle fois), nous avons pu faire l’expérience de l’hospitalité australienne; des rencontres géniales et qui, au moment des les quitter, vous mettent la larme à l’œil. Des gens qui, il faut le souligner, n’avaient jamais moins de 40 ans. Oui parce qu’une chose n’est pas souvent dite ici, pour ma part, je n’ai jamais eu l’occasion de sympathiser VRAIMENT avec un australien de ma génération (j’ai 26 ans). Voitures de kéké, faire burner ses pneus, jeter son McDo par la fenêtre une fois terminé… je n’ai vu que trop souvent ce genre d’énergumènes. Surconsommation, irrespect totale vis à vis de l’environnement, mal bouffe, non le jeune australien ne redore pas le blason de son pays. De même que nous avons plusieurs fois rencontré des français qui ne volaient pas haut non plus et dont nous avions, il faut l’avouer, un peu honte.

      « Petit péteu diplômé en j’sais pas trop quoi, bac + 5 de mes coui**** qui vient faire son arrogant et sa sélection, reste chez toi. » Je ne vois vraiment pas ce qu’un niveau d’étude vient faire là dedans, comme moi, tu as peut-être rencontré des français arrogants mais je ne me reconnais aucunement dans ces mots. Mon métier de bureau (graphiste), je l’ai laissé en France, sans intentions de travailler là dedans en Australie. Je savais que je ferai des boulots durs et qui n’ont rien à voir avec ce que je fais en France. Je me voyais dans les champs ou au milieu d’un verger. Quand je m’y suis retrouvée, j’ai pris une claque, et non pas parce que c’était dur, mais à la façon dont nous sommes considérés. Arrêtons de faire comme si tout était normal et qu’il ne s’agissait que de persévérance et « de n’avoir pas peur de se retrousser les manches ». Je n’en peux plus d’entendre l’adage « si l’on veut, on peut » ! Oui des gens s’en sortent bien même très bien en Australie, j’en ai rencontré aussi, mais ça ne veut pas dire que ceux qui galèrent sont des nazes.

      En conclusion, à 1 mois de quitter l’Australie, je fais malheureusement un bilan un peu amer de cette expérience de 7 mois. Nous avons tiré des traits sur trop de projets (côte ouest, Victoria, Nouvelle-Zélande…) à cause du temps que cela nous a pris de trouver du travail (et puis ensuite de le garder). Nous ne voulions pas rester sur cette côte Est bondée et trop prisée et finalement nous avons été pris au piège par des finances qui ne nous permettaient plus d’avancer ! Étions-nous trop peu renseignés ? J’ai pourtant eu l’impression de commencer mes recherches longtemps avant LE départ. Malheureusement, comme la majorité des gens, je suis tombée sur des articles qui ne montraient que les facettes positives du pays. Aujourd’hui je vois enfin des articles sur les galères et la réalité des choses pour une grande partie des PVTistes.

      Les jolies choses que j’ai vu ici et les belles rencontres que j’ai faite n’ont pas pris le pas sur tout le reste. J’avais déjà pas mal voyagé avant l’Australie, epeut-être aussi parce que c’est le plus long de mes voyages et que ça laisse le temps de voir le bon comme le mauvais, je n’avais jamais ressenti une telle déception.

      J’espère qu’à l’avenir il y aura plus de témoignages de l’envers du décor et qu’on ira au delà des classiques « les français sont des petits cons arrogants » ou « y’a du boulot pour ceux qui en veulent »…

      Merci à Lucie pour cette lettre, qui nous montre que notre situation, sans s’apitoyer sur notre sort, n’est pas un cas isolé.

  9. Bonjour,
    Je ne connais pas l’Australie mais je suis sur Moscow depuis 8mois.
    Ne parlant ni anglais ni russe pour le début .
    Et je pense partout ou l’on ira L’ ADAPTATION est la clé !

  10. Article qui me renvoie bientôt deux ans en arrière.
    Je suis parti avec deux amis français. A 21 ans nous avions pour but de prendre une année entre nos études respectives et surtout améliorer notre anglais. C’est là notre plus grande déception puisque les rencontres furent surtout françaises/Québécoises (malgré tout, c’était bien voulu) et notre niveau d’anglais n’a pas atteint nos espérances. Nous avions très vite compris que les grandes villes n’étaient pas le lieu idéal pour trouver du boulot, sauf pour faire la fête et bosser dans un bar. Nous avons acheté un van et nous sommes allés là où le travail se trouvait.

    Je ne suis pas sur qu’il faille blâmer l’Australie, c’est plutôt le comportement des Français. Combien en avons-nous rencontré qui se la coulaient douce en touchant le chômage français ? Combien en avons-nous entendu se vanter de voler dans les supermarchés ou les autres backpackers ?
    C’est consternant de voir que certains français se comportent à l’étranger comme ils se comportent chez eux : profiteurs, égoïstes et bêtes.

    Les personnes qui s’en sortent en France et qui partent en Australie (ou ailleurs), s’en sortiront. C’est comme partout et pour tout, il faut se sortir les doigts du c** et pas nécessairement travailler dans son domaine. Il me semble normal qu’un employeur n’embauche pas quelqu’un tout juste descendu de l’avion. Je ne dis pas que nous n’avons pas rencontré des galères, des australiens qui profitaient des backpackers (La France ne l’a-t-elle pas fait avec les italiens, les polonais.. et même de nos jours). Je fais des études de Télécommunications et j’ai ramassé fraise et cerises. On aurait aussi pu laver des voitures et des bureaux. Mais nous avons appris énormément de choses, de la culture des autres backpackers jusqu’à se débrouiller avec rien. Et nous étions libres, détachés de tout. Nous nous sommes éclatés comme jamais. Je suis revenu avec autant d’argent qu’au départ (Oui le picking c’est différent mais ça rapporte)

    Ca ne sert pas à grand chose de faire des plans sur la comète. Votre voyage sera différent de ce que vous attendiez, de par vos rencontres, votre travail..
    Il faut être prêt à s’intégrer et à ne plus vivre comme si vous étiez en France : S’ADAPTER.
    Pourtant, sautez le pas, foncez, c’est magique. Vous en reviendrez changés.

  11. Pour commencer, je voulais dire que j’ai été outré de lire le comportement que peuvent avoir certains français là bas.. Comment voulez vous qu’on soient accepté pour ce que l’on est, si on agit de la sorte lorsque l’on est a des milliers de kilomètres, sous prétexte que personne ne nous connait, personne ne nous jugera!
    Pour ce qui est de l’eldorado australien, il faut effectivement y mettre certains bémol.
    Par contre, pour avoir vécu ma propre expérience là bas en 2011, je pense que si on veut on peut… il faut aussi la jouer finement pour ne pas se retrouver dans la m****! Avant de partir, j’ai pendant des mois et des mois étaient sur les forums, à choper la moindre info, j’étais préparé pour le voyage de ma vie! et ça l’a été, parce que je ne me suis pas idéalisé la chose à l’extrême! J’ai trouvé sur sydney deux part time (le 1er en 1semaine, le second en 1mois). j’ai travaillé 8 mois (des moments très durs ou il ne faut pas lacher prise, car tout travail qu’il soit en france ou a l’étranger sera dur). Ce dur travail m’a permis d’économiser assez pour voyager pendant 4 mois entiers, un pur bonheur! J’y ai véçu tout ce que je voulais y vivre, je n’ai aucun remord, aucun regret… J’aimerais revivre cette année d’aventure encore et encore!
    Le seul conseil qui peut être donné est de partir en connaissance de cause, et non pas à l’aveuglette en pensant qu’on va venir vous donner du travail dans les mains, sans rien avoir à faire! car ce n’est pas le cas, et ça ne le sera jamais. Il faut se donner à fond pour y arriver!!

  12. bonjour a tous,

    je viens de passer 2 an en Autralie en WHV de 2009 a 2011,j’ai enchaine par la suite 6 mois en Asie et je suis en Nouvelle Zelande depuis plus d’un an,parti aussi en WHV,converti en Work visa depuis..

    l’Australie est victime de son succès et de la crise mondiale tout simplement..
    trop de monde sur le gateau,avec une Europe en crise qui voit ses jeunes tenter leur chances ailleurs (qui peu leur en vouloir?)mais voila,dans un pays etranger il faut parler la langue avant tout..
    Combien de bac +5 rencontres la bas se plaignant de bosser dans le fruitpicking (tu comprend avec mes études et tout..)et ton niveau d’anglais il est comment?niveau collège?ah ben c’est normal…
    mon conseil:a tout ce qui veulent partir,réfléchissez bien avant,et développer votre anglais en Angleterre ou Irlande en premier (j’ai passe 4 mois a Dublin avant,resulat:je n’ai jamais attendu plus de 2 semaines pour trouver un boulot en Oz..)
    comme dit précédemment le woofing est une très bonne alternative pour commencer la bas sans se ruiner..

    Enfin,évitez Sydney si vous avez 3 mots d’anglais en poche…privilégiez les petites villes et n’hésitez pas a bouger (la mobilité c’est la clé la bas)

  13. Bon article qui nous remet dans le contexte actuel…Je pars normalement en janvier prochain pour 6 à 9 mois à Melbourne et je sais que ce ne sera pas si facile que ça niveau travail…Je fais du coup plus d’économies pour réaliser ce voyage mais même si il y a de moins en moins de travail pour les PVTistes, l’offre reste, d’après des témoignages, très importante et largement supérieure au même type de travail en France.
    Alors, partir oui, en gardant les pieds sur terre mais en sachant que les emplois précaires ne manquent pas et que les expériences comme le WWOOFING sont une bonne alternative au fruit picking traditonnel.

  14. Totalement d’accord avec tout ce qui est dit, pour ma part l’erreur quand je suis parti a été d’être un peu trop optimiste car le voyage est très souvent semé d’embûches en tout genre( problèmes de voiture, jobs précaires et mal payé,solitude parfois pesante) et pourtant j’avais 5000$ en arrivant en Australie. Concernant le fruit picking il est très difficile de lutter avec la concurrence asiatique mais je ne blâme personne puisque nous sommes tous immigrés donc à égalité, sauf que quand un fermier a besoin de 50 « pickers », si il prend 20 asiatiques c’est largement suffisant,pourquoi? Parce qu’il sont meilleurs voilà tout,plus rapides,très bon travailleur,jamais de plaintes et très disciplinés ;je le sais d’autant plus que j’ai travaillé quelque temps avec des Taïwanais puis avec des chinois et croyez moi leurs rendements est impressionnant . Le conseil que je pourrai donner est de se préparer des budgets élargits (voiture,pétrole,logement,activités,nourriture…),c’est contraignant mais selon moi le seul moyen d’éviter les mauvaises surprises. La conclusion malgré tout est que quoi qu’il se passe à l’autre bout du monde vous en garderez des souvenirs impérissables, vous ferez des rencontres magnifiques et tout ce que vous vivrez restera comme une merveilleuse expérience . Bye

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous