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Le Magazine du Voyageur
  •   3 min. de lecture

Vous en avez peut-être entendu parler ces jours-ci dans les médias. Si ce syndrome est connu et décrit depuis de nombreuses années, ce n’est que récemment qu’il a été porté à l’attention du public. Comment le reconnaître ? Comment l’éviter ? Nous vous le disons ici.

Vous avez déjà ressenti un profond mal-être au cours d’un voyage à New Delhi, New York ou ailleurs ? Peut-être avez-vous été victime de ce fameux syndrome dont on entend de plus en plus fréquemment parler. Il frappe en général des touristes en voyage loin de chez eux et plongés dans un environnement dépaysant et auquel ils étaient mal préparés. Cette difficulté d’adaptation à la réalité et la perte de repère engendrée entraîne un vacillement important de la personnalité.

Qui peut en être victime ? A priori, tout le monde est susceptible d’être victime un jour de ce mal, au cours d’un voyage dans un endroit plus dépaysant qu’imaginé.

Quels sont les symptômes ? Ils sont de deux ordres : psychosomatiques et psychiatriques. Vertiges, tachycardie, sueurs et anxiété. Mais on peut aussi observer – et c’est là le plus impressionnant – des délires et des hallucinations. Dans les manifestations les plus graves, l’individu se sent oppressé et persécuté par son environnement immédiat, persuadé d’être victime d’agressions.

Comment faire cesser le mal ? C’est la bonne nouvelle de ce post, il n’y a fort heureusement rien d’irréversible et les symptôme du syndrome du voyageur cessent rapidement après le retour de la personne dans un milieu habituel et rassurant. Une courte hospitalisation est parfois nécessaire avant d’envisager un rapatriement.

Il y en a pour tous les goûts

En fait, il n’existe pas UN mais DES syndromes du voyageur. A ce jour, quatre ont été identifiés : le syndrome de Jérusalem, de Florence, de Paris et de l’Inde.

  • Syndrome de Jérusalem : c’est le trop plein d’émotions religieuses qui serait à l’origine du mal-être ressenti par des voyageurs à Jérusalem, mais pas seulement, on l’a observé dans d’autres endroits, des lieux de pèlerinages surtout tels que le Vatican, Lourdes…
  • Syndrome de Stendhal ou syndrome de Florence : il apparaît chez les touristes emportés, transcendés même, par une exposition brutale et intense à la beauté des œuvres d’art, de Michel-Ange par exemple.
  • Syndrome de l’Inde : le sentiment d’oppression qui touche beaucoup de visiteurs en Inde prend parfois des proportions telles qu’il convient mieux de parler de syndrome du voyageur. Oppression née de la densité de population, de la cohue, de la sur-stimulation des sens par les bruits, les odeurs, les couleurs vives…

Le syndrome de Paris

Pourquoi diable existerait-il un tel syndrome dans notre belle capitale ? Certainement l’inexpugnable arrogance de la beauté de la Ville Lumière qui terrasse les touristes… Eh bien non, au contraire ! La saleté des rues et le comportement des Parisiens seraient à l’origine des troubles observés chez une vingtaine de personnes pour le seul été 2011.

Tout cela est très sérieux : un médecin japonais étudie ce syndrome depuis plus de 20 ans dans un hôpital de la capitale française. Car les Japonais sont particulièrement exposés. Pourquoi ? L’idée qui est véhiculée de la France et de Paris dans leur pays est beaucoup trop idéalisée. Un monde d’Amélie Poulain en quelque sorte. Le choc est brutal pour eux et c’est bien compréhensible.

Do you speak touriste ?

Pour atténuer le mal-être qui touche certains touristes en visite en France, chacun peut y mettre un peu du sien en faisant l’effort d’accueillir les étrangers en visite dans les meilleures conditions possibles. C’est là tout l’objectif du site « Do you speak touriste« , qui propose des fiches sur les nationalités les plus représentées en voyage à Paris. En ce qui concerne les Japonais, on y apprend par exemple que : « La poignée de main est rare, mais les courbettes sont courantes », ou encore que « Les japonais ne se plaignent jamais tout de suite lorsqu’ils ne sont pas satisfaits mais critiquent à leur retour au Japon ».

Photos : Joaquin Martinez Rosado, LoicJack, Swiv / Flickr cc.

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Réponse à “Le syndrome du voyageur : de quoi s’agit-il ?

  1. AH AH AH j’adore le syndrome de Paris! En tant qu’étranger, quand je me rends en France (pays que j’adore), j’ai toujours peur sur la route. Avec ma plaque d’immatriculation belge, peu importe la manière dont je conduis. A moi klaxon, appel de fards et queue de poisson… Bonjour l’accueil!
    Pourtant la France est tellement belle!

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