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Le Magazine du Voyageur
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« Je vous appelle de très loin là, je suis au Cambodge actuellement et je retourne demain au Vietnam. » Si vous ne connaissiez pas cet aspect de sa personnalité, on peut vous le dire, la chanteuse la Grande Sophie est une vraie voyageuse ! A l’occasion de la sortie de son clip “Hanoï” consacré à la capitale du Vietnam, nous avons pu discuter avec elle de sa rencontre avec cette ville, d’Asie et de voyages.

Comment s’est passée votre rencontre avec Hanoï ?

J’ai connu Hanoï il y a deux ans, c’était la dernière date de la tournée, et rien ne s’est passé comme prévu ! Quand on débarqué à Hanoï on est tombé en plein dans les évènements de la mort du général Giap leur héros national, et donc il y a eu pas mal de jours de deuil. On était partis là-bas pour jouer dans un stade avec des groupes à la fois francophones et vietnamiens, et on n’a pas pu faire ce concert. Puis je voulais poursuivre mon voyage, j’avais prévu de visiter le Vietnam d’aller au centre mais il y a eu un typhon, du coup je suis restée beaucoup plus de temps que prévu à Hanoï. J’ai beaucoup visité la ville et je me suis vraiment attachée à elle. Quand rien ne se passe comme prévu, on ne sait pas de quoi va être fait chaque jour, et ici j’ai vraiment aimé les gens, leur sourire, c’est particulier à l’Asie, les gens ont toujours un grand sourire et sont très chaleureux.

C’est la première fois que vous consacrez une chanson à une ville…

C’est la rencontre avec cette ville qui m’a donné envie de me relancer dans un nouvel album, qui parle d’ailleurs beaucoup de rencontres puisque c’est son thème principal. En rentrant j’ai tout de suite pris ma guitare et j’ai essayé de retranscrire toutes les sensations qui m’avaient parcourue au long de ce voyage, ça a été la première chanson que j’ai écrite pour cet album. Là, à Hanoï c’était une rencontre avec une autre culture. C’est la première fois que j’écris sur une ville en essayant de l’incarner comme un personnage.

Dans le clip on voit un certain décalage entre une ville bouillonnante, et une chanson plutôt mélancolique, qu’avez-vous cherché à exprimer ?

Quand je suis partie d’Hanoï j’avais un pincement au cœur, j’étais assez triste, à la fois parce que c’était la dernière date de la tournée mais je m’étais dit aussi que j’aimerais revenir là-bas, rechanter là-bas… Donc il y a dans la chanson la mélancolie, la nostalgie de cette ville. Mais il y a aussi dans cette ville un mélange entre le poids de la tradition qui est présent partout là-bas, et une jeunesse bouillonnante, pleine d’énergie. Et ce que j’aime dans le clip c’est cette proposition d’accéléré et de ralenti, qui montre cette ville à la fois dans la tradition, mais où tout va vers le futur quand même.

Quelles facettes de la ville avez-vous souhaité montrer dans le clip ?

Quand le clip a été tourné, j’étais en France et je ne pouvais pas faire l’aller-retour. Donc j’ai rencontré le réalisateur Pierre-Edouard Joubert, et je lui ai donné des lieux, je lui ai décrit ce que j’avais vu, des visages, des images de rues. Là bas les gens vivent dehors, ils sont beaucoup accroupis dans la rue, la cuisine se fait aussi beaucoup dans la rue, et je voulais retrouver cette sensation. Au départ j’avais aussi été très impressionnée par toutes ces mobylettes, la première fois que j’ai débarqué à Hanoï j’ai pensé que je n’allais jamais pouvoir traverser une rue ! Et je voulais vraiment qu’on s’attarde sur les visages des gens.

femme à hanoi

Quelle voyageuse êtes-vous ?

Je pense que ce qui est bien quand on part en voyage, c’est de se perdre. Moi j’adore ça, on rencontre des lieux, pour manger, se balader, c’est important de se perdre et de ne pas tout planifier. C’est aussi bien de pouvoir laisser aussi un peu partir son imagination, de prendre une rue, on ne sait pas où on va aller mais on va voir plein de choses !

Quelque chose de particulier à conseiller à Hanoï à nos lecteurs ?

Bien sûr il y a le lac central Hoan Kiem. Quelque chose d’assez drôle à faire ce sont les spectacles de marionnettes, j’en parle justement dans la chanson parce qu’ils véhiculent tout un tas de légendes, ce sont des marionnettes sur l’eau, les marionnettistes sont les pieds dans l’eau avec un groupe de musique traditionnelle. Après évidemment il y a la vieille ville, et tous les marchés, il faut se perdre parce que les gens vivent vraiment dehors donc on en prend plein les yeux, et il y a beaucoup d’odeurs. Je conseillerais aussi un café que j’ai trouvé très poétique, le café Nola, c’est un lieu très agréable pour boire un verre ou manger. Il y a plein de petits recoins dans la ville où on tombe sur des lieux comme ça, où la porte d’entrée ne laisse pas forcément voir ce qu’on va découvrir.

D’où vous vient votre passion pour l’Asie ? De vos tournées ou de voyages personnels ?

J’ai toujours été attirée par l’Asie, mon premier grand voyage était en Asie, en Thaïlande, et depuis j’ai visité le Vietnam, la Chine, le Japon, Hong-Kong… J’aime le côté secret de l’Asie, la finesse de la nourriture, il y a toujours quelque chose à découvrir. Quand on part en tournée en Asie c’est toujours l’aventure ! On ne part pas avec notre matériel, donc on s’adapte, c’est aussi une façon de se remettre en question, et de se rendre compte qu’en France on travaille dans des conditions très luxueuses au niveau de la musique. En tournée c’est très court pour visiter, mais on essaye de boire un verre, et manger local. On mange très bien en Asie !

parapluies cafe nola hanoi
Café Nola à Hanoï

Quel est votre prochain voyage ?

Toujours un pays que je n’ai pas encore découvert. Mais j’aimerais retourner au Japon, je voudrais découvrir davantage le nord du pays. Là d’abord je vais dans le centre du Vietnam, à Hué, la ville impériale, et à Hôi An.

En attendant de vous rejoindre en Asie, quand pourra-t-on vous voir en concert en France ?

La tournée reprend fin janvier, avec le Festival « C’est du live » le 23 janvier, puis des dates à Lille, Clermont-Ferrand, Grenoble et partout en France jusqu’en juin !

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

J’espère que cette chanson donnera envie de voyager en Asie, et jusqu’à Hanoï. Moi je ramènerai des sourires de là-bas, et ça fait du bien !

 

Photos : captures d’écran Youtube /  Cafe Nola – Hanoi, Vietnam by Chris Goldberg

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