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Le Magazine du Voyageur
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C’est l’un des grands rendez-vous annuels des Terriens avec l’espace. Coupez les téléphones, éteignez les lumières, levez les yeux au ciel et émerveillez-vous devant le spectacle cosmique livré par les étoiles filantes. 

On les appelle les Perséides ou encore les « Larmes de saint Laurent ». La poésie est de mise. Chaque été entre le 20 juillet et le 25 août approximativement, avec un pic situé entre le 11 et 15 août, une pluie d’étoiles filantes s’abat sur l’atmosphère terrestre.

Elles proviennent des poussières échappées d’une comète, Swift-Tuttle, que la planète Terre croise chaque année à la même époque. La comète Swift-Tuttle « repasse » tous les 133 ans environ, réalimentant les Perséides. Son dernier passage remonte à 1992.

On connait cette comète depuis des lustres : en Europe il est fait mention la première fois des Perséides au 9e siècle mais les Chinois les avaient repérées des siècles plus tôt.

Ces poussières pénètrent dans l’atmosphère à une vitesse de l’ordre de 210 000 km à l’heure. Sous l’effet des frottements, leur température s’élève à 2 000 °C et les météores se consument en formant une traînée lumineuse : les étoiles filantes.

Le nombre d’étoiles filantes varie d’une année sur l’autre. Au paroxysme de cette année 2017, la nuit du 12 au 13 août entre 2h et 5h du matin, une centaine de météores devraient être visibles chaque heure.

Nos conseils pour admirer les étoiles filantes

Nous l’avons dit, c’est la nuit du 12 au 13 août que l’activité sera la plus intense. Mais on peut dès à présent et jusqu’à la fin août voir des étoiles filantes en nombre plus élevé que le reste de l’année.

> Naturellement, plus l’on se trouve dans un environnement sombre et non pollué par les lumières des activités humaines, plus le spectacle est grandiose. Une plaine au milieu d’une forêt ou des champs, éloignée de plusieurs dizaines de kilomètres d’une grande ville est l’idéal.

> N’oubliez surtout pas une chaise longue bien confortable ou une couverture à étendre par terre, car c’est allongé que vous pourrez admirer le ciel sans vous faire mal au dos et à la nuque. Tout cela est propice au romantisme et aux beaux souvenirs de vacances à deux…

> Faut-il s’équiper de jumelles ? Non, pas la peine. Le mieux est de profiter du grand angle de vision que nous offre notre vue. Les astronomes conseillent également de porter le regard à 50° au-dessus de la ligne l’horizon et en direction du Nord-Est, afin d’embrasser au mieux le spectacle.

> Bon à savoir : si les étoiles de la Petite Ourse sont bien visibles dans le ciel, c’est que vous êtes au bon endroit au bon moment.

Pour un ciel moins pollué

Les événements astronomiques sont toujours l’occasion pour l’Homme de prendre conscience de sa modeste place dans l’Univers et des responsabilités qu’il a vis-à-vis de la planète qui l’accueille. C’est pourquoi nous attirons l’attention de nos lecteurs sur une des initiatives pour combattre la pollution lumineuse engendrée par les activités humaines et qui altère l’espace de vie de nombreux animaux… et des humains eux-mêmes. Le projet « Dark Sky » essaie de multiplier des sortes de réserves naturelles de ciel. Il recense également les zones non-polluées (et donc propices à l’observation des étoiles).

Le dernier week-end de juillet, l’Association Française d’Astronomie (AFA) organise des centaines d’événements disséminés dans toute la France. Ce sera cette année la 27e Nuit des Etoiles. Même les Parisiens pourront en profiter en se rendant sur la terrasse panoramique de la Tour Montparnasse, ou à la Cité de l’Espace.


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