Le Magazine du Voyageur icon
Le Magazine du Voyageur
  •   2 min. de lecture

Jusqu’où ira le low cost ? Ryanair a récemment confirmé la mise en place imminente de toilettes payantes sur tous ses avions. Prochainement, les passagers devront donc s’acquitter d’1 € à chaque passage au petit coin. Si la décision prise par la compagnie low cost irlandaise peut choquer, il faut la repositionner dans le contexte d’une volonté absolue de l’entreprise de baisser « à tout prix » les tarifs des vols. Un premier pas vers le billet gratuit dont rêve Michael O’Leary?

Outre le bénéfice immédiat de ces toilettes payantes pour Ryanair (admettons que sur 200 passagers par vol, la moitié utilisent les toilettes : la compagnie récolterait 100 € par vol), cette décision s’accompagne d’une modification de l’aménagement des appareils. Deux toilettes seront supprimés pour faire de la place à de nouveaux sièges à bord. Objectif selon la compagnie : « changer le comportement des passagers, pour qu’ils aillent aux toilettes avant et après le vol. Cela permettra de libérer de la place pour permettre à plus de gens de voyager moins cher ». Les aéroports n’ont qu’à bien se tenir…

La mise en place de toilettes payantes n’est que la première étape du grand projet de Michael O’Leary, qui entend bien révolutionner le transport aérien. Car le PDG de Ryanair, habitué des déclarations extravagantes, n’en est pas à sa première idée choc. Parmi celles-ci : faire voyager les passagers debout, taxer les obèses, faire payer le bagage à main…

Il faut rappeler que l’objectif numéro 1 de Ryanair est d’arriver à terme à proposer un prix d’appel du billet d’avion quasi nul. Le prochain challenge de l’entreprise est d’ailleurs de parvenir à vendre des vols Paris New York à 10 €.

Les coups de pub de Micheal O’Leary choquent parce qu’ils sous entendent un certain mépris d’une éthique professionnelle dans l’univers du transport aérien, un ultra libéralisme assumé et une politique injuste voire discriminante : le parti-pris de Ryanair n’est pas du tout de prendre en considération les besoins particuliers de chacun, mais vraiment de construire l’image d’un passager idéal de bonne condition, qui ne serait pas gros, n’aurait pas besoin de s’asseoir, n’aurait pas besoin d’aller aux toilettes et voyagerait sans valise. Dommage pour ceux qui ont des besoins spécifiques : ils devront payer. Tant mieux pour ceux qui seront en mesure d’accéder au prix d’appel (cf. Low cost : 5 frais superflus à éviter à la réservation).

Cette décision vous choque t-elle ou vous réjouit-elle ? Continuerez-vous à voyager sur Ryanair?

Photo : Flickr


Avec Liligo trouvez le meilleur vol pour votre prochain voyage !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous