Le Magazine du Voyageur icon
Le Magazine du Voyageur
  •   4 min. de lecture

Deuxième partie des Petites perles d’Israël aux alentours de Jérusalem. Après une découverte de la région au nord de Jérusalem, une balade au sud.

Vers le Sud, pour une balade de la mer salée…

Aux petites heures du matin, la chaleur s’y fait déjà suffocante. Passé le checkpoint, le panneau pointe vers le sud et indique: -417 mètres – le point le plus bas du globe. Sous ses cristaux de sels scintillants, la mer Morte est turquoise, luisante tandis que ses vapeurs se dispersent à tous vents. Enveloppée de sa brume salée, elle ronge encore un peu ses plages désertées. Partis de Jérusalem au petit matin, vous êtes sortis par le même chemin que celui qui mène au « Kvish haBika’a » et puis avez continué tout droit vers le sud.

Pour une journée

Passé le checkpoint, garez vous sur le parking de la réserve d’Ein Gedi. Dépassés peut-être par une troupe d’ibex bondissants, commençez l’ascension de Nakhal David. Les flots turbulents des cascades ondulent et tranchent les monts rouges de Judée d’une cicatrice vert tendre. Le jeune David s’y serait caché de Saül et la légende raconte qu’une araignée aurait alors dissimulé sa cache en tissant pour lui une toile protectrice. Entres jujubes et acacias, entourés d’un paysage caillouteux, la piste s’élève entre chemins de poussière et marches millénaires. Vous débouchez à la descente sur une route : les deux sources de Nakhal David et de Nakhal Arugot sont connectées par un chemin de montagne, mais repassez plutôt récupérer la voiture pour vous épargner la route à pied au retour.

Garez vous ensuite dans l’immense creux de montagne qui précède Nakhal Arugot. Le chemin presque lunaire s’enfonce dans les creux de la faille rocheuse et serpente entre ses blocs pierreux. Entre deux roseaux croasse une grenouille, bercée par le délicat bruissement des herbes folles. Les dunes semblent très loin, les libellules ouvrent la voie. Enfin, en haut, l’eau surgit du roc, assez pure et limpide, potable, à même la paroi.

Redescendez ensuite vous tremper un peu dans la mer Morte sur une plage – là, vous aurez des douches, indispensables avant de reprendre le volant!

Pour deux jours ou plus

Après une première journée à Ein Gedi et sur les bords de la mer morte, réservez une chambre (quelques jours avant) à l’auberge de jeunesse de Massada et faites vous réveiller une heure avant le lever du soleil. Surplombant le désert de Judée et la mer Morte, la forteresse se dresse majestueuse, à peine distinguable dans l’aube naissante. Le lieu est lourd de sens, et le terrible massacre qui y eut lieu trouve résonne encore dans les esprits des israéliens d’aujourd’hui. En 66 après J-C, les Zélotes, derniers rebelles juifs préférèrent s’y donner la mort plutôt que de tomber entre les mains des romains qui les assiégeaient. Vous grimpez par cette même rampe, par lesquelles les troupes prirent d’assaut le dernier bastion juif libre de la Judée, devenue Palestine par décision de l’empereur Hadrien.

Lever de soleil sur la mer Morte, depuis les remparts de Massada
Lever de soleil sur la mer Morte, depuis les remparts de Massada

A la descente, il est encore tôt, à vous de choisir! Au nord, le village de Qumran, dans les territoires palestiniens, où furent découverts les rouleaux de la mer Morte, aujourd’hui exposés au nouveau musée de Jérusalem.

Au sud, la route du désert, balayée par les vents, prête à vous porter vers Eilat, Aqaba, ou encore la frontière égyptienne. Et si une envie folle de produit lactée se fait alors sentir sur le trajet, arrêtez vous au kibboutz Yotvata, d’où proviennent presque 50% des produits vendus sur le marché israélien!

En pratique

  • Transports : les bus interurbains partent en très grande majorité à l’heure, ils permettent des déplacements efficaces dans la majorité du pays. La compagnie nationale, Egged, possède un site web en anglais avec les horaires et tarifs. Si vous louez une voiture, soyez toujours munis de votre passeport en plus du permis de conduire. Ne rentrez dans une ville palestinienne dans un véhicule immatriculé en Israël sous aucun prétexte! Les soldats du checkpoint sont supposés vous barrer la route avant, mais soyez vigilants, particulièrement de nuit.
  • Avant de partir : il n’y a pas de visas pour les ressortissants européens, ni de restriction d’entrée avec un passeport tamponné par des pays d’arabes qui n’entretiennent pas de relation avec Israël. Cependant, armez vous de votre plus beau sourire et de beaucoup de patience à l’entrée, les formalités sont souvent longues.
  • Argent : le niveau de vie à Jérusalem est comparable à celui de la province en France, celui de Tel Aviv est néanmoins aussi élevé que celui des capitales européennes. Les dollars et euros sont acceptés presque partout dans les zones touristiques, souvent à un taux outrageux. A Jérusalem, il est possible de faire jouer la concurrence entre les bureaux de changes sur la rue Ben Yehuda.
  • Sur place: procurez vous une carte du pays en Anglais pour un prix correct dans les magasins Steimatsky, par exemple sur la rue Jaffa, si celle de votre guide n’est pas assez précise

Retrouvez Perle sur son blog Carnets d’Aliyah.


Avec Liligo trouvez le meilleur vol pour votre prochain voyage !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous