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Le Magazine du Voyageur
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Encore trop de voyageurs n’ont pas le réflexe de regarder les offres de trajets en autocar au moment de préparer un voyage. On peut pourtant y trouver plein d’avantages par rapport au train et à l’avion. D’ailleurs, les « cars Macron » ont-ils trouvé leur vitesse de croisière ?

Prendre l’avion c’est se déplacer, prendre le bus c’est voyager !

Au moment précis où nous écrivons ces lignes, Ludovic regarde défiler devant ses yeux les vignes du pays de Nyon. Il est 15h30, l’autocar vient de sortir de Genève. Il a quitté Lyon à 12h30 et le lendemain à la même heure, un tour d’horloge plus tard, il déposera les heureux voyageurs en gare routière de Budapest.

« Ce soir, j’ai 4h d’escale devant moi pour découvrir le centre historique de Zürich, une superbe ville », se réjouit-il. C’est l’un des nombreux avantages du bus : comme ils desservent les villes de centre-ville en centre-ville, escale rime avec excursion. « J’ai une sainte horreur de l’aéroport, les files d’attente à l’embarquement, la sécurité, le stress des voyageurs… ».

Ce qu’il aime par-dessous tout avec le bus, c’est de « pouvoir voir les paysages, ressentir les distances et avoir le temps de rencontrer ses voisins de trajet ». Combien de belles rencontres au cours de ses trajets en France et à travers l’Europe.

Macron Bus

« Un Lyon-Budapest acheté cinq jours avant pour 60 euros en été, moins cher ça n’existe pas, même en covoiturage. Les voisins sont cools, la connexion wi-fi marche nickel », nous écrit-il sur le tchat. Bien sûr, le revers de la médaille, c’est le temps de trajet, il faut avoir le temps, mais lui sait le prendre.

De plus en plus de liaisons en France

Après la prose, revenons à des choses plus…prosaïques, justement. Le rapport de l’Autorité de régulation du trafic autocar (l’Arafer) a publié il y a quelques jours son rapport sur l’état de ce marché tout récent des autocars au premier trimestre de cette année. Rappelons que les fameux « cars Macron » ont vu le jour il y a deux ans seulement avec l’ouverture du secteur aux acteurs privés.

La bonne nouvelle, c’est que le maillage se resserre sur le territoire français. On compte en effet désormais plus de deux cents villes en France desservies. A ce jour, il existe plus de mille liaisons opérées par trois grands opérateurs : l’allemand Flixbus, Eurolines et enfin le français Ouibus.

Macron Bus (1)

Tout n’est pas rose cependant. Le taux d’occupation moyen n’est que de 44%, ce qui fragilise la rentabilité et donc la pérennité du modèle. Cela signifie que moins d’un siège sur deux est occupé en moyenne (Ludovic adore, lorsqu’il veut piquer un somme…). Autre point noir : les prix (de 4,3 euros TTC en moyenne) ont augmenté de 30% entre les 1er trimestres 2016 et 2017.

Un marché qui s’adapte

Comme les compagnies aériennes low cost, on remarque aussi que les compagnies d’autocars s’adaptent petit à petit à la saisonnalité en proposant plein de destinations à la montagne en hiver et sur les côtes en été.

Mais globalement, le secteur est en bonne forme, se réjouit-on chez Flixbus, cité dans le rapport : « Le marché français est né il y a moins de deux ans, et pourtant des millions de Français ont déjà pris l’habitude d’utiliser ce nouveau mode de transport économique, écologique, confortable et sûr. […] Nous proposons aujourd’hui le meilleur rapport qualité/prix dans le secteur de la mobilité. »

Photos : Shutterstock

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