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  •   2 min. de lecture

Un géant de métal de 200 tonnes contre des petits volatiles, le duel paraît bien inégal. Pourtant, en cas de collision, ce n’est pas toujours le gros qui gagne. Le nombre d’accidents aériens liés aux oiseaux est plus important qu’on le pense. Le dernier en date à coûté la vie à 19 personnes : le crash d’un petit appareil dans l’Himalaya à la fin du mois de septembre.

Vous vous souvenez sans doute de cet incroyable amerrissage dans l’Hudson à New York réalisé par un pilote de la compagnie US Airways au mois de janvier 2009. L’appareil avait percuté un vol d’oiseaux, peu après son décollage.

Effectivement, les phases d’atterrissage et encore plus de décollage sont les plus critiques car la densité d’oiseaux est plus grande et car les réacteurs tournent à plein régime. La direction générale de l’aviation civile (DGAC) indique que les incidents sérieux sont deux fois plus nombreux au décollage qu’à l’atterrissage.

« Les oiseaux c’est un danger permanent et les incidents sont assez fréquents»,

expliquait au journal « 20 Minutes » un pilote d’Air France sur A320 peu après l’amerrissage sur l’Hudson.

L’International Bird Strike Committee rapporte que 75 % des collisions entre un aéronef et un oiseau ont lieu à une altitude inférieure à 150 mètres. Le FAA wildlife hazard management manual de 2005 indique pour sa part que 8 % des cas de collision ont lieu au-dessus de 900 mètres, et 61 % à une altitude inférieure à 30 mètres.

Les techniques de lutte contre ce phénomène

Élimination de la végétation aux abords des aéroports, utilisation de chiens et de faucons, installation de lasers et de haut-parleurs diffusant des fréquences destinées à effrayer les volatiles,… Regardez cette vidéo présentant les différentes techniques utilisées pour limiter les risques.

Quelques chiffres et dates clés

1905 : l’un des pionniers américains de l’aviation, Orville Wright, prévoyait que les oiseaux allaient constituer un sérieux problème pour les pilotes.

1912 : l’année du premier crash d’un avion dû à une collision en vol avec un oiseau. Une mouette s’était encastrée dans les commandes de vol et avait bloqué les câbles.

90 : le nombre d’avions civils perdus dans le monde depuis 1912 en raison d’une collision avec un oiseau, selon un dossier de la DGAC française de décembre 2008.

200 : le nombre de personnes tuées depuis 1988 à cause d’une collision entre des oiseaux et un avion.

Pour ne pas céder à la peur, relisez notre article pour se débarrasser de la peur de l’avion.

Crédit photo : image tirée du film « Les oiseaux » d’Alfred Hitchcock, superstrikertwo / Flickr cc.

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5 réponses à “Les oiseaux, la hantise des pilotes d’avion

  1. je vais dire peut etre une betise, mais pourquoi ne mettons pas simplement une grille a l’entree du reacteur. il y at il une incidence sur le fonctionnement?

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