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Le Magazine du Voyageur
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A quelques jours du grand départ pour son tour du monde annuel, c’est un Père Noël décomplexé qui a pris le temps de répondre à nos questions. Il nous livre ses conseils de grand voyageur et nous en dit un peu plus sur les dessous du métier de Père Noël.

A quelques jours de votre départ pour un énième tour du monde, où en êtes-vous des préparatifs ?

C’est la dernière ligne droite. Nous terminons d’emballer les dernières commandes de cadeaux et nous pourrons ensuite nous occuper de nos propres équipements. Les elfes s’activent aussi pour préparer les documents de voyage pour les rennes. C’est sans doute la partie la plus compliquée. D’une année à l’autre, les règles changent dans de nombreux pays et certaines administrations sont plus strictes que d’autres, notamment concernant le transport d’animaux. Tout doit être en règle pour que l’on puisse traverser près de 200 pays sans souci. Passeports, visas et vaccins doivent être prêts pour le jour J.

Les derniers jours sont toujours un moment particulier. La peur d’oublier quelque chose est toujours présente même si, après plusieurs années, on apprend à la gérer.

La plupart des gens choisissent de prendre une année sabbatique pour partir en tour du monde quand vous, vous faites ça en une seule nuit. N’avez-vous jamais pensé à vous laisser plus de temps ?

Je me suis effectivement posé la question avant de partir la première fois. Mais on dit souvent que pour réussir un tour du monde, il faut partir avec un objectif, une mission. Le mien était de profiter de ce voyage pour distribuer les cadeaux aux enfants du monde entier et je voulais qu’ils les reçoivent tous au même moment afin de faire de ce jour le plus beau de l’année. A partir de là, je n’avais pas d’autre choix que de tout faire en 24h.

Il est certain que c’est très différent d’un tour du monde classique effectué sur 12 mois. Tout va plus vite, on a moins le temps de se reposer et de vraiment s’imprégner de la culture locale mais je peux vous assurer que cela vous oblige aussi à profiter de chaque instant. Je n’échangerais pour rien au monde l’adrénaline que ce voyage me procure.

On vous appelle Baba Noël en Turquie, Vieijito Pascuero au Chili ou encore Bom Velhinho au Brésil. Quel est le pays au monde où vous êtes le mieux reçu ?

C’est difficile à dire…C’est quelque chose que peu de gens savent mais je suis un amoureux du karaoké. A chacun de mes passages à Tokyo, mes amis japonais me réservent une ou deux chansons dans un des bars branchés de la ville. C’est toujours un moment très spécial.

Vous citez le Brésil et c’est vrai que l’accueil y est toujours exceptionnel. Ces gens là savent faire la fête et j’avoue que mon surnom là-bas me fait toujours sourire. Il me donne l’impression d’être une star du ballon rond !

Enfin, je ne peux pas ne pas parler de la France…J’y suis sans cesse invité à m’asseoir à table pour partager le repas de Noël. Je peux vous assurer qu’on ne mange pas aussi bien en Finlande ! Sans parler du vin…A mon retour, ma femme me le fait par contre payer. Elle ne supporte pas de me voir rentrer de voyage avec quelques kilos en trop.

N’avez-vous jamais pensé à troquer votre traîneau contre un Airbus 380 ?

C’est une question que l’on me pose souvent et je dois avouer que je reçois de nombreuses sollicitations de la part des constructeurs ou des compagnies aériennes. Même si je respecte leur travail et que je comprends que l’avion est un moyen de transport pratique et confortable pour parcourir le monde, ce n’est pas fait pour moi. Je crois que toute cette technologie m’effraie un peu. C’est peut-être une question de génération. J’ai débuté ma carrière à bord d’un traîneau et c’est comme ça que je compte la terminer. Et puis je ne m’imagine pas voler avec un nouvel équipage. Mes rennes et mes elfes sont comme ma famille.

Vous offrez des cadeaux au monde entier, mais en recevez-vous également ?

Oui j’ai la chance d’avoir une femme et des rennes très attentionnés. La seule différence est que je ne m’écris pas de lettre pour demander des cadeaux. Ils doivent donc toujours faire preuve d’imagination et je dois avouer que je suis rarement déçu. L’an dernier mes reines ont fait encadrer une photo de moi entrain de chanter sur scène à Tokyo avec la mention « Boss of the Year ». J’étais très ému.

Vous êtes un mélomane et un grand voyageur. Quelle est la chanson qui vous décrit le mieux ?

Sans hésiter, je choisis Charles Aznavour.

Photo : twodolla / Flickr cc.

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