Le Magazine du Voyageur icon
Le Magazine du Voyageur
  •   2 min. de lecture

Vous avez réservé chez Air France, mais surprise, à l’aéroport vous vous retrouvez enregistré sur KLM. Cette pratique appelée partage de code, utilisée par toutes les grandes compagnies régulières, est souvent mal comprise des voyageurs et présente en effet quelques inconvénients. Qu’est-ce que le partage de code ? Que faut-il savoir à son sujet ?

Un vendredi soir comme un autre à l’aéroport de Budapest, il neige à Paris et de nombreux vols sont retardés ou annulés. J’ai acheté mon vol chez la compagnie hongroise Malév, mon collègue a un vol réservé chez Air France, à des horaires similaires. Au final, tout s’inverse : au comptoir Malév, on me dit d’aller m’enregistrer chez Air France avec lequel je voyagerai. Mon collègue doit, lui, s’enregistrer et voyager sur Malév. Je décolle à l’heure, lui passera la soirée à l’aéroport. Devinette : vers qui a t-il du se tourner pour obtenir des infos, Malév ou Air France ?

Le code sharing, ça sert à quoi ?

Le partage de code, en anglais code sharing, est pratiqué par les compagnies aériennes pour de bonnes raisons :

  • augmenter la fréquence des vols, augmenter la rapidité en cas de connexion (escale moins longue) ;
  • proposer plus de destinations et de liaisons qu’elle ne peut effectivement mettre en œuvre elle-même ;
  • au final, vendre plus de billets en son nom.

Concrètement, sur un vol opéré par une compagnie A, quelques places seront réservées à une autre compagnie B (souvent membre de la même alliance).

Conséquences pour les passagers ?

  • sur un même vol, deux personnes bénéficiant du même service peuvent avoir réservé un billet au même moment à plusieurs centaines d’euros de différence ;
  • un vol peut être affiché comme complet chez une compagnie A, alors qu’il reste des places sur ce vol vendues par la compagnie B ;
  • il est possible que le service proposé par la compagnie opérant effectivement le vol, soit de qualité moindre que la compagnie avec laquelle on a « signé » ;
  • en cas de problème (retard, perte de bagages…) il devient difficile de savoir à quel service consommateur s’adresser.

Droits des passagers, obligations des compagnies

  • vous devez explicitement être informé de ce code sharing avant le vol, voire avant la réservation, soit verbalement soit par écrit (dans les faits, il arrive que cette information soit donnée à la dernière minute, à l’embarquement) ;
  • la prestation offerte par la compagnie opérant le vol doit être équivalente à celle qui aurait été proposée par la compagnie vous vendant le billet (dans les faits, il arrive que la prestation ne soit pas équivalente) ;
  • en cas de problème, vous devez être en mesure d’obtenir une assistance de la part des deux compagnies engagées pour ce vol, la compagnie opérant le vol étant prioritaire pour tout ce qui concerne les conditions de transport (dans les faits, il arrive que les compagnies se renvoient la balle).

Vous êtes-vous déjà retrouvé sur un vol opéré en partage de code ? Avez-vous rencontré des problèmes (ou à l’inverse des bonnes surprises) à cause de cette pratique ?

Photo : cc Flickr/autumn_bliss


Avec Liligo trouvez le meilleur vol pour votre prochain voyage !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous