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Le Magazine du Voyageur
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Histoires de funambules, histoires à dormir debout. Avez-vous vu les images impressionnantes de l’américain Nik Wallenda traversant le Grand Canyon sur un fil, avec près de 500 mètres de vide sous ses pieds ? Profitons de cette actualité pour donner un coup de projecteur sur une histoire autrement plus extraordinaire : celle du funambule Philippe Petit.

Nick Wallenda le technicien

Revenons tout d’abord sur l’exploit de dimanche dernier réalisé par Nik Wallenda. Ce représentant de la 7è génération d’une grande famille d’acrobates a acquis une renommée internationale l’année dernière en effectuant la traversée sur un fil des chutes du Niagara qui séparent le Canada des États-Unis. Un exploit de toute beauté, mais il faut bien le dire, un peu ternis par le fait que les autorités l’avaient obligé à utiliser un harnais de sécurité, lui qui, dans la grande tradition des funambules, préfère évoluer en toute liberté.

Dimanche dernier, Wallenda a ajouté un nouveau record à son palmarès (7 sont enregistrés par le Guinness Book), à 34 ans seulement. Il a traversé une gorge du Grand Canyon, quelques 460 mètres au-dessus de Little Colorado River, et cette fois sans harnais de sécurité. Il lui a fallu s’entrainer de longs mois dans des conditions d’aérologie simulant celles du Grand Canyon, avec des machines à air.

« Merci Seigneur. Merci de calmer ce câble »,

peut-on entendre dire Wallenda, qui n’a cessé de prier tout au long de sa traversée.

Philippe Petit l’artiste rebel : « Vivre sa vie sur la corde raide »

L’histoire de cet homme aurait pu tomber dans les oubliettes de l’Histoire sans le film « Man on Wire », Oscar 2009 du meilleur film documentaire, qui retrace le plus bel exploit de l’artiste funambule. Mais commençons par le commencement. Né à Nemours en 1949, le jeune Philippe Petit se passionne pour la magie et le jonglage.

Il ne découvre l’art du funambulisme qu’à son adolescence et commence à l’apprendre en autodidacte, avec les moyens du bord. Quelques années plus tard seulement, en 1971, il réalise une première performance en traversant entre les tours de Notre-Dame de Paris, puis une seconde en 1973 au Harbour Bridge à Sydney en Australie.

Mais le coup de génie de l’artiste intervient en 1974 : traverser les tours jumelles du World trade Center ! Tout cela dans le plus grand secret, dans le plus pur anonymat, sans sponsors, sans médias ni tambours ni trompettes, ni même l’accord des autorités. Dans dans la plus complète illégalité, donc en toute liberté.

Les passant et l’équipe de Petit sont les seuls témoins de ce jour magique où un homme a marché dans le ciel de Manhattan. Nous vous encourageons à regarder de toute urgence le documentaire « Man on wire », où les protagonistes nous font revivre leur aventure, depuis leur entrainement artisanal dans son jardin (quel contraste avec le décor de Manhattan !), jusqu’à l’exploit lui-même, en passant par les subterfuges utilisés pour réussir à s’introduire dans le WTC avec le matériel, au nez et à la barbe de la sécurité.

Savez-vous ce qu’il a déclaré lors de son arrestation :

« Quand je vois trois oranges, je jongle, quand je vois deux tours, j’ai envie de passer de l’une à l’autre. »

Sa philosophie de la vie pourrait se résumer à ces mots :

« Pour moi, ça paraît tellement simple que la vie doit être vécue sur le fil. D’entretenir sa rébellion, de refuser de se conformer aux règles, de refuser son propre succès, de refuser de se répéter, de voir chaque jour, chaque année, chaque idée comme un réel défi. Ainsi, nous vivrons notre vie sur la corde raide. »

Photos d’archives et images extraites du documentaire « Man on wire ».

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