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Le Magazine du Voyageur
  •   6 min. de lecture

400 kilomètres à vélo de Budapest en Hongrie à Belgrade en Serbie, voici le défi que se sont lancé Romain et Julien de liligo.com. Nous avons laissé nos deux cyclistes-voyageurs au matin du 3ème jour de voyage (lire la 1ère partie). Les intempéries qui frappent le sud de la Hongrie les contraignent à poursuivre leur progression en train. Dans leur ligne de mire, Novi Sad en Serbie, puis la capitale Belgrade. Reprenons le voyage avec eux, en selle !

Jour 3 : Baja-Novi Sad

C’est ce qu’on appel un coup de chance !

Arrivés à la gare de Baja à peine trempés, il faut maintenant trouver le bon train, celui qui leur permettra de rallier la ligne ferroviaire internationale Budapest – Novi-Sad – Belgrade. Pas facile lorsque tous les guichets sont fermés, malgré les 10H30 qu’indique l’horloge de la petite gare. Selon leur carte, une ligne Baja-Kiskunhalas (prononcez Quichecoune-halache) fera l’affaire.

Heureusement qu’ils avaient pris avec eux une grille des gares desservies sur cette ligne internationale. Pas d’employés en gare… c’est le conducteur du train en question – que Julien a sollicité au hasard – qui va très aimablement faire ouvrir un guichet pour eux puis les aider à acheter les billets. Départ prévu dans une heure, à midi, arrivée à Kiskunhalas à 14h30. Première victoire de la journée !

Dessine-moi un mouton… et un vélo

Début d’après-midi, arrivée des deux compères à Kiskunhalas. A quelle heure passe le train pour Novi Sad ? Combien coûte le billet ? Est-il possible de prendre les billets pour les vélos ? La guichetière maitrisant l’anglais comme Julien et Romain le hongrois, ce n’est qu’après 20 minutes d’incompréhensions ponctuées de dessins gribouillés à la hâte que la lumière se fait : 2 personnes et 2 vélos pour Novi Sad, départ à 17h30. Ouf !

Deux petites heures et demie à patienter, ça devrait aller. Ça aurait dû aller… si le train s’était présenté en gare comme promis par la guichetière. Le chef de gare n’a pas les mêmes informations : un train pour Novi Sad arrivera effectivement, mais à minuit. Pour votre confort de lecture (et uniquement cela), passons sous silence l’attente interminable qui commence.

Bon conseil : « Aucun ! Quand vous tombez sur quelqu’un qui ne sait pas trop de quoi il parle, il faut savoir subir ! », conclue Julien, philosophe. En fait, un conseil tout de même : toujours demander confirmation auprès d’une autre personne.

Toujours plus longue sera la route !

00h10 sonnantes et trébuchantes, la locomotive entre en gare avec fracas. C’est parti pour 5h de train qui seront mises à profit pour se détendre et pourquoi pas dormir un peu, car la route sera encore longue après Novi Sad. Seule péripétie notable : le contrôleur hongrois leur signale que les billets n’incluent pas les vélos, mais n’insistera pas trop devant l’état d’épuisement des deux voyageurs, qui n’ont de toute façon plus un forint en poche (la monnaie hongroise).

Rebelote côte serbe après le passage de la frontière et des douanes qui contrôlent toutes les entrées et sorties de l’Union européenne : « Messieurs, où sont vos billets pour les vélos ? ». Problema… mais une nouvelle fois on les laisse finalement arriver tranquillement à Novi Sad au petit jour. Il est 5h du matin. 30 minutes de vélo, quelques petites heures de sommeil, puis visite de cette ville, la seconde plus grande ville de Serbie, qui possède une superbe citadelle perchée sur une colline dominant le Danube.

Conseil : Ayez toujours avec vous des devises locales pour parer aux imprévus. Il n’est pas possible d’acheter un billet « vélo » au guichet dans toutes les gares, mais bien souvent seulement à bord. Prévoyez donc 10 € (ou 3000 Forints) par vélo côté hongrois et 1 € par vélo côté Serbe (ou 100 dinars si vous faites le change avant de partir).

Jour 4 : découverte de Novi Sad

Réveil et départ en ville

Après un café, nos deux amis prennent la direction du centre-ville à pied, un plan à la main. Au programme de la journée : le centre historique, la rue des restaurants typiques, la citadelle et le quartier des bars de la plage. Les visites sont agréables, mais interrompues par un violent orage. « On n’y voit rien à plus de 2 mètres ! ». Retour forcé à l’auberge en taxi, avant une petite sortie nocturne pour manger, mais sans faire de folies, car le réveil est réglé à 7h le lendemain. La météo annonce du beau temps, les 100 derniers kilomètres entre Budapest et Belgrade se feront donc à vélo !

Le conseil des deux équipiers : demandez à votre auberge un plan de la ville et quelques bons plans : les bons endroit à visiter et où manger. Cela vous évitera de perdre du temps, surtout si vous ne pouvez rester qu’une journée.

Jour 5 : Novi Sad – Belgrade

(Mauvaise) surprise : un col à franchir !

Kilomètre 10 après le départ de Novi Sad, les mollets chauffent doucement, la cadence augmente. « Ah, un petit faux-plat ?! Il ne doit pas être bien méchant », à en croire la carte. Les deux amis sont reposés et plein d’enthousiasme à l’idée d’atteindre Belgrade le jour même. 500 mètres d’une ascension – qui est devenue carrément abrupte – plus tard, il faut se résoudre à poser le pied à terre. La simple côte s’avère être un véritable petit col et les virages se succèdent. 5Km de marche forcée plus tard, les voilà enfin au sommet. Il était temps, le moral commençait à décliner.

Bon conseil : Si vous rencontrez ce type de difficulté « topographique », ne vous « brulez » pas dans l’ascension, posez le pied à terre. Ce sera un peu plus long à pied, mais vous conserverez beaucoup de forces pour le reste de la journée.

A la croisée des chemins…

Les compères « se sont refaits » dans les descentes, les 25 km suivants. Un choix s’offre à eux : continuer tout droit sur ce qui s’apparente à une départementale parfaitement goudronnée, ou prendre la route indiquée sur leur carte contenant des portions assez longues de sentier (des trombes d’eau se sont abattues récemment sur la région…). Leur choix – arrêté la veille – est payant :  les VTC fondent sur Belgrade via la route et les portes de la ville s’ouvrent à eux. Il est seulement 16h00, il leur reste une douzaine de km.

Bon conseil : Si vous devez rouler un lendemain d’orage, pensez à bien évaluer votre parcours et surtout les zones difficiles à emprunter. Encore une fois, mieux vaut faire un détour de quelques km pour préserver vos vélos, vos forces et votre moral.

Arrivée (en deux temps) à Belgrade !!!!

Zemun, au bord du Danube, dans l’agglomération de Belgrade. C’est l’endroit rêvé pour faire une pause et siroter une bière bien méritée à la terrasse d’un café. Une heure plus tard, Romain – qui n’a pas le coup de pédale de son compagnon (sur terrain plat) – part devant. Il est 17h. Après un rapide coup d’œil en arrière pour vérifier que Julien suit, il donne du rythme et s’échappe « en costaud », profitant d’une avarie technique de son rival, une crevaison lente qui contraint Julien à s’arrêter pour réparer.

Non, bien sûr, ce n’est pas exactement comme cela que ça s’est passé… Toujours est-il que Romain – qui n’a jamais retrouvé sa trace – arrivera à l’auberge 1h30 avant Julien, contraint à 3 démontages/montages de roue…

Peu importe cette dernière péripétie, ils ont atteint leur objectif, rallier Belgrade au départ de Budapest ! Et un excellent week-end de découverte de la capitale serbe se profile devant eux. Le meilleur : ils nous feront partager leurs expériences à Belgrade dans un prochain post. A bientôt !

Conseil : A l’approche d’une ville, ne lâchez plus vos amis d’une roue. La foule, le trafic, les petites rues et les feux tricolores pourraient bien vous amener à vivre les mêmes déboires !


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