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Compagnies aériennes Vs voyageurs : plus de secrets entre nous ! 

Toute vérité n’est pas bonne à dire. Eh bien tant pis, nous allons tout de même vous les dire ! Voici un Top 5 des vérités les plus vertigineuses concernant la sécurité aérienne. Attachez vos ceintures, nous entrons dans une zone de turbulences.

Des internautes du site communautaire américain Reddit ont eu une brillante idée : lancer un appel aux employés de compagnies aériennes pour qu’ils révèlent des petits secrets professionnels que l’on préfèrerait finalement ne pas savoir. Pilotes, hôtesses de l’air et stewards ont joué le jeu. Et le résultat est… surprenant.

A tel point que vous préférerez peut-être penser que tout cela n’est pas vrai. Après tout, comment peut-on être sûr que ces informations sont exactes ? Eh bien, elles le sont : le site Slate.fr – qui a eu le flair pour dénicher ces infos sur Reddit – les a fait consciencieusement vérifier par un pilote et un steward employés par la compagnie Air France. Nous les avons encore enrichies avec des infos supplémentaires, apportées par le journal LaLibre.be qui a contacté le responsable de la sécurité des vols de la Belgian Flight School.

C’est parti : 

  • 1 – Par temps de pluie, l’atterrissage est plus brutal pour éviter l’aquaplaning

Vous pensiez être tombé sur un mauvais pilote ? Non, il a simplement limité le risque d’aquaplaning en posant son appareil plus fermement et pour toucher le sol le plus tôt possible pour maîtriser sa distance d’atterrissage. « Il n’y a aucune loi qui oblige les pilotes à faire des atterrissages musclés par temps de pluie. C’est une recommandation qui dépend autant de la météo que du pilote », complète le responsable de la sécurité des vols de la Belgian Flight School.

D’ailleurs, les passagers accueillent souvent un « kiss landing » [entendez un atterrissage tout en douceur] avec des applaudissements. Ce type d’atterrissage demande généralement une distance d’atterrissage supérieure, ce qui n’est en auncun cas un gage de sécurité et donc pas spécialement recherché par les pilotes.

  • 2 – Il n’y a que 15 minutes d’oxygène dans les masques

C’est vrai pour ce qui est du personnel navigant dans la cabine de pilotage. Pour les passagers, c’est moins : 13 minutes ! La raison est simple : en cas de dépressurisation de la cabine à 10 000 mètres d’altitude, l’appareil a besoin de 13 minutes pour redescendre à une altitude de 3 000 mètres où l’atmosphère contient suffisamment d’air pour les organismes humains. Sachez quand même que d’autres réserves d’oxygène existent dans l’appareil, pour porter secours à une personne en détresse.

  • 3 – Les deux pilotes ont des plateaux repas différents pour éviter les intoxications alimentaires simultanées

Cela concerne à la fois les repas à bord et ceux qui précèdent le vol. Ils doivent être préparés sur deux chaînes différentes. C’est une règle d’or, affirme le pilote d’Air France à Slate.fr, c’est plus une coutume, estime quant à lui le responsable de la sécurité des vols de la Belgian Flight School.

  • 4 – Les avions peuvent voler avec un seul moteur

Les appareils modernes sont conçus pour pouvoir voler, et même décoller, avec un moteur en panne. Mieux, les pilotes sont tenus de s’entraîner régulièrement sur des simulateurs pour voler et atterrir avec un seul moteur. En voilà une nouvelle rassurante ! 

  • 5 – On éteint les lumières lors d’un atterrissage de nuit pour habituer les yeux des passagers en cas d’évacuation d’urgence

C’est avec ce genre de détails et avec un respect rigoureux des consignes de sécurité que l’on peut sauver des vies en cas de catastrophe aérienne. L’évacuation d’un appareil doit pouvoir être réalisée en 90 secondes chrono. Il s’agit de ne pas perdre de temps à tâtonner lorsque seul le faible éclairage de secours fonctionne.

On en redemande ! 

Mais nous ne sommes pas arrivés au bout de nos surprises. Le journal LaLibre.be a fait témoigner un steward d’autres pratiques pour le moins surprenantes : 

« Il m’est déjà arrivé de voir des pilotes se décaler, de quelques centaines de mètres, pour que grâce à la traînée de l’avion, c’est-à-dire le sillage, l’appareil derrière se prenne des turbulences. C’est un jeu entre pilotes. »

Sans même évoquer les appels de phares que se font les pilotes, comme de vulgaires automobilistes, ni même certains pilotes qui s’autorisent à fumer dans le cockpit.

Maintenant, on sait ! 

Photo d’illustration : oxfordian.world / Flickr cc.

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