Le Magazine du Voyageur icon
Le Magazine du Voyageur
  •   3 min. de lecture

Tiraillée entre l’Ukraine et la Russie, entre Kiev et Moscou, la Crimée est au centre de l’attention mondiale depuis plusieurs jours. Mais que cache ce nom à la fois évocateur et mystérieux ?

Que sait-on de la Crimée ? Pas grand chose, pour la plupart d’entre nous. Qu’il s’agit d’une péninsule du sud de l’Ukraine, sur la mer Noire ; Qu’elle a été successivement une région de l’Empire ottoman, de l’Empire russe, de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et de l’Ukraine ; qu’elle abrite une population mixte russe, ukrainienne mais aussi tatare ; qu’elle abrite aussi une flotte russe à Sebastopol ; que sa Riviera à accueilli chaque été la Nomenklatura de l’époque soviétique ; qu’elle est aujourd’hui encore un endroit de villégiature prisée par les Ukrainiens et les Russes.

L’objet n’est bien sûr pas d’inciter à se rendre maintenant en Crimée ! Tout voyage y est d’ailleurs déconseillé à l’heure actuelle. Mais dès que le climat politique aura retrouvé sa stabilité (espérons que ce soit le plus tôt possible !), alors il sera possible d’y envisager un séjour.

Fiche d’identité

  • Nom : issu du tatar « ma colline » ou du grec « frontière »
  • Capitale : Simferopol
  • Population : 1,9 millions d’habitants selon le recensement de 2001, en majorité russe avec d’importantes minorités ukrainienne et tatare
  • Superficie : 27.000 km², équivalent à la Belgique
  • Climat : quasi méditerranéen, doux en hiver et chaud en été
Droits photo : Agence France-Presse.
Droits photo : Agence France-Presse.

Pour y aller en avion : plusieurs compagnies peuvent vous emmener en Crimée avec un vol Paris-Simferopol : Aeroflot, KLM et Air Baltic. Mais il faut faire une escale, le plus souvent à Kiev. Comptez environ 300 euros.

Simferopol : la capitale

C’est ici que vous atterrirez et que vous aurez votre premier contact avec la Crimée. La ville compte environ 300 000 habitants. De la capitale de la République autonome de Crimée, on retiendra essentiellement sa grande place centrale ou « trône » une statue du camarade Lénine. L’atmosphère y est très agréable au printemps et à l’automne quand les étudiants remplissent les terrasses de la ville. L’été, la ville est désertée au profit des côtes, à 40 km seulement. Des train mais surtout des bus assurent des liaisons vers les principaux points touristiques : Sebastopol, Yalta, Alushta, Evpatoria, Feodossia, etc.

lenine

trolley

simferopol

Sebastopol

Prononcez Sevastopol. Fondée par Catherine II, elle héberge la base navale de la flotte de la mer Noire. Vous y verrez les ruines d’une ancienne colonie grecque inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cathédrale Saint Vladimir, le musée Panorama… La charmante ville côtière Baklava se trouve quelques kilomètres au Sud.

Plusieurs musées témoignent du glorieux passé militaire de la ville : le musée de l’histoire militaire, le musée du Diorama, etc. Il existe même un mémorial pour les militaires français qui combattirent pendant la guerre de Crimée au 19ème siècle.

Pour ce qui est de l’atmosphère de la ville, eh bien elle est résolument méditerranéenne !

front de mer

bateau

villa

vestiges

eglise

La suite de notre visite de la Crimée dès demain !

Merci pour leurs photos (en creative content) à CruisePortAtlas.com, araqnid, callflier001, alexeyklyukin et Alexxx Malev !

Avec Liligo trouvez le meilleur vol pour votre prochain voyage !


2 réponses à “À la découverte de la Crimée (première partie)

  1. Est-ce de l’inconscience ou de l’étourderie de conseiller aux gens d’aller en Crimée maintenant avec ce qui s’y passe?
    A savoir, seuls les vols de et vers Moscou sont autorisé.

    Hormis ce « détail », c’est une région magnifique!! A voir absolument . . . quand il fera plus calme.

    1. Non non, nous ne conseillons pas de s’y rendre, au contraire :

      « L’objet n’est bien sûr pas d’inciter à se rendre maintenant en Crimée. Tout voyage y est d’ailleurs déconseillé à l’heure actuelle. Mais dès que le climat politique aura retrouvé sa stabilité (espérons que ce soit le plus tôt possible !), alors il sera possible d’y envisager un séjour. »

      L’idée est de profiter d’un coup de projecteur sur une région dont on ne parle jamais en France en temps normal, pour en montrer ses facettes positives.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous