Le drapeau officiel de la République du Sud-Soudan

Le Sud-Soudan, 193è État de la planète ! 

C’est officiel ! Le Sud-Soudan est devenu une République indépendante de son grand voisin du Nord, après plusieurs décennies de guerres meurtrières. Ce nouveau pays pourrait faire le bonheur des baroudeurs et des amoureux de l’Afrique. Mais nous recommandons de patienter avant de s’y rendre, car la situation n’est pas encore stabilisée. En attendant, voici un petit aperçu de ses atouts touristiques… juste pour saliver.

Dans les rues de la capitale du nouvel État, Djouba, l’ambiance était à la fête samedi. Des dizaines de milliers de personnes en liesse brandissaient leur nouveau drapeau national pour célébrer cette naissance.

http : //www.youtube.com/watch ? v=kxVKEOEhxoY

Fiche d’identité : 

  • Nom complet : République du Sud-Soudan
  • Capitale : Djouba
  • Devise : le Sud-Soudan Pound
  • Langue officielle : Anglais
  • Population : environ 8.000.000 (non-officiel)
  • Principales exportations : Pétrole

Un potentiel touristique indéniable

Le Sud-Soudan a l’ambition de devenir une destination de référence en Afrique pour réduire sa dépendance économique à l’industrie du pétrole (qui représente aujourd’hui 98% de ses revenus). Avec sa faune et ses régions sauvages, il en a indéniablement les atouts.

  • La faune – Le Sud-Soudan abrite la deuxième migration terrestre la plus importante au monde : plus d’un million d’antilopes traversent annuellement la savane et les zones humides. Le pays abrite plus de 8000 éléphants, buffles, girafes, lions et chimpanzés.
  • Le Parc national de Badingilo - Les amateurs de safaris trouveront un terrain encore épargné par l’industrie touristique de masse. Le parc est situé à 85 kilomètres au nord de la capitale. Il faut compter deux bonnes heures de route sur une piste sablonneuse et bordée par des champs de mines. Cette réserve n’a rien à envier à celles du Kenya ou de Tanzanie. Et pour cause, elle est implantée, sur 10.000 kilomètres carrés, au cœur de la plus grande savane intacte d’Afrique de l’Est ! Elle abrite plusieurs espèces d’antilopes géantes, des girafes, des lions, des guépards et surtout une importante population d’oiseaux.
  • Les zones humides – Le nouveau pays est particulièrement bien arrosé par de nombreux cours d’eau, dont le fameux Nil Blanc. Il abrite l’une des plus grandes zones humides du monde : 130.000 km ² pendant la saison des pluies ! Plus de 400 espèces d’oiseaux y cohabitent. Un véritable paradis pour les ornithologues.
  • La pêche sur le Nil - La pêche a une grande tradition au Sud-Soudan. A proximité de Djouba, beaucoup de monde se rassemble chaque week-end lors de fêtes populaires au bord du Nil pour pêcher et manger du poisson. Des safaris sont possibles sur le fleuve peuplé par plus de 100 espèces de poissons : tilapias, poissons-chats électriques, poissons-tigres, mais surtout, la fameuse perche du Nil. Elle peut atteindre 2 mètres de long et peser jusqu’à 200kg. Les amateurs de pêche à la mouche et de pêche à la traîne seront comblés ! 
  • Djouba – Située sur la rive gauche du Nil Blanc, Djouba est la capitale que s’est choisi le Sud-Soudan. C’est une ville moyenne de 250.000 habitants (estimation), qui a longtemps bénéficié de sa position de carrefour commercial entre le Kenya, l’Ouganda et le Congo. Elle possède de nombreux restaurants et bars.

La prudence s’impose ! 

Beaucoup craignent que le Sud-Soudan ne soit un État mort-né. Des litiges subsistent quant au tracé de ses frontières, et d’ailleurs tous ses voisins sont en guerre. Le pays compte parmi les plus pauvres du monde : 80% de sa population est analphabète et 90% vit sous le seuil de pauvreté. Il souffre aussi cruellement d’un manque de cadres compétents et de la corruption.

Et le reste du Soudan ? La situation reste tendue dans ce pays grand comme cinq fois la France (avant la sécession du Sud). Le ministère français des affaires étrangères recommande d’y éviter toute discussion polémique sur l’actualité nationale ou internationale. Prendre des photos au Soudan est d’ailleurs soumis à une autorisation préalable du ministère en charge du tourisme ! 

Plus généralement, l’ensemble de cette partie de l’Afrique est instable et devrait être une destination réservée aux voyageurs expérimentés. Comme le Sud-Soudan ne communique pas encore sur le sujet, nous recommandons fortement à tous ceux qui seraient tentés pas la découverte de ce nouveau pays d’y appliquer les consignes de sécurité valables pour les États voisins.

Quand et comment y aller : 

Pour les plus téméraires, qui réfléchissent tout de même à aller découvrir ce nouveau pays, malgré nos invitations à la prudence, voici quelques conseils : 

Il est fortement déconseillé de s’éloigner des centres urbains et de s’approcher des zones frontalières, car des combats s’y produisent encore de manière sporadique. Ceci implique qu’il n’est pas possible de se rendre au Sud-Soudan par la route.

En revanche, Djouba est desservie par un aéroport situé au Nord de la ville. Il est ouvert au trafic international depuis 2009, avec des vols quotidiens vers Khartoum (Soudan), Nairobi (Kenya) et Entebbe (Ouganda). Il faudra donc faire escale dans l’une de ces villes avant d’atteindre Djouba.

Vols Kenya

Climat :  Contrairement à son grand voisin du Nord qui est très aride, le Sud-Soudan bénéficie de précipitations importantes concentrées pendant la saison des pluies. Il est donc recommandé d’éviter cette période qui s’étale sur plus de la moitié de l’année, d’avril à novembre.

Visa :  Vous aurez besoin d’un visa pour entrer au Sud-Soudan. Le délai d’obtention peut être de plusieurs semaines. Il est aussi indispensable de vous enregistrer à votre arrivée auprès de la police locale dans les 3 jours, mais la plupart des hôtels vous inscriront eux-mêmes.

Moyen de paiement : Les cartes bancaires et les travellers-chèques ne sont pas acceptés. Il vous faudra donc prévoir des devises en espèces, en dollars de préférence.

Et vous, seriez-vous prêt à tenter l’aventure au Sud-Soudan ?  Pour un safari ou une partie de pêche sur le Nil, ou simplement découvrir une région du monde peu visitée ? 
Selon vous, ce nouveau pays peut-il devenir une destination touristique pour les baroudeurs expérimentés ? 

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