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Australie : l’ascension d’Uluru interdite dès 2019

Aussi appelé Ayers Rock, Uluru est l’une des destinations touristiques majeures de l’Australie. Cet immense rocher de plus de 3 kilomètres de long pour 350 mètres de haut arbore une couleur rougeoyante changeant au fil des heures. Une montagne sacrée pour les Aborigènes, perdue au cœur de l’Outback, où il ne sera bientôt plus possible de grimper.

Un combat de longue date pour les Aborigènes

Après des années de combat acharné, les Aborigènes ont enfin réussi à faire entendre leur voix. Dès octobre 2019, l’ascension d’Uluru sera totalement interdite. Considérée comme un manque de respect et une profanation par la population indigène, la montée faisait souvent partie des choses incontournables à faire lors d’un voyage en Australie. Seul problème : le site est vénéré depuis des dizaines de milliers d’années par les Anangu.
Cela faisait déjà des années que les Aborigènes demandaient à ce que le site soit respecté pour son caractère sacré. C’est aujourd’hui chose faite puisque le 1er novembre dernier, le conseil d’administration du parc national d’Uluru-Kata a décidé à l’unanimité d’interdire l’ascension d’Ayers Rock à partir d’octobre 2019.

Peu de changement pour les visiteurs

La décision d’interdire la montée du rocher Uluru a été prise après un constat simple :  l’interdiction n’aura que peu d’effet sur le tourisme au sein du pays. D’une part, l’ascension est déjà interdite 80 % du temps du fait de la rudesse du climat de l’Outback. D’autre part, elle n’est pratiquée que par une minorité de visiteurs, qui préfèrent pour la plupart admirer le rocher d’en bas, bien plus photogénique que la vue en hauteur. Aujourd’hui, le rocher géant est protégé par une simple chaîne, très facile à contourner. Les Anangu ont toutefois installé un panneau informant les visiteurs : 

 « Nous, les Anangu, propriétaires traditionnels des lieux, tenons à vous dire cela : la montée n’est pas interdite mais nous vous demandons de respecter notre loi et notre culture en n’en faisant pas l’ascension. Nous sommes responsables de la sécurité de ceux qui visitent notre territoire. La montée peut être dangereuse. Beaucoup de gens sont morts en essayant de grimper Uluru. » 

En effet, depuis les années 1950, une quarantaine de personnes sont mortes lors de l’ascension. Le passage des touristes a par ailleurs abîmé certaines parties du rocher, laissant derrière lui une cicatrice blanche qu’il sera désormais impossible à camoufler. Et puis, franchement, qui a envie de profaner un lieu sacré d’une beauté pareille ? 

Découvrir Uluru de manière responsable

La bonne nouvelle, c’est que vous pourrez continuer à admirer le rocher géant sous son plus beau profil, c’est-à-dire d’en bas. Nous ne sommes pas ici dans un parc d’attractions ni un terrain de jeu : le site est sacré depuis des millénaires et le territoire mérite tout le respect possible.
Pour visiter Uluru de manière responsable, offrez-vous un billet d’avion pour Ayers Rock puis suivez les sentiers de marche pour vous approcher du rocher sacré. En vous accompagnant d’un guide local, vous en apprendrez plus sur les particularités géologiques d’Uluru, ses richesses naturelles, ses peintures et ses points d’eau bien cachés.
Et n’oubliez pas qu’à partir d’octobre 2019, l’ascension du rocher sera considérée comme illégale et vous coûtera la bagatelle de 40 000€ d’amende et deux ans de prison.

Crédit : Shutterstock, Instagram

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