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Salalah et le Dhofar, une autre facette d’Oman

A cause de sa proximité avec le Yémen, beaucoup de voyageurs occidentaux hésitent à venir visiter la région du Dhofar, à l’extrême sud de pays. Et pourtant, Salalah et ses environs ont beaucoup à offrir aux visiteurs. La région compte plusieurs sites classés à l’UNESCO, ainsi que des paysages spectaculaires, sur le littoral comme dans les montagnes. C’est une terre chargée d’histoire, au carrefour de l’Afrique, des Indes et de l’Occident. Grâce à l’encens, le Dhofar a fait la fortune du sultanat et est encore aujourd’hui l’une des régions les plus riches du pays, à tous les niveaux. Je discutais encore hier avec Ali qui m’a guidé les premiers jours dans Salalah, et il m’assurait que la région était on ne peut plus sûre. Les conflits actuels qui agitent le Yémen se situent à plus de 800 kilomètres vers l’Ouest, sur la côte, et la zone frontalière est une région très sécurisée. J’ai voyagé seul sur les routes, j’ai même pris en stop un homme pour le conduire dans les montagnes, alors n’ayez crainte et venez visiter le Dhofar. C’est un endroit vraiment à part à Oman.

Mughsail et la Furious Road

A une cinquantaine de kilomètres de Salalah, sur la côte, on trouve le petit village de Mughsail et sa longue plage de sable blanc. En dépassant le village, sur la droite après la station service, on peut rejoindre par la route d’énormes falaises qui surplombent la mer sur plusieurs kilomètres. C’est un endroit très populaire auprès des omanais, car ici les vagues sont très fortes et s’engouffrent sous la roche. Elles ressortent sous forme de jets très puissants, rappelant les geysers, par de petites cavités creusées dans la roche. Au-delà de ce phénomène, la côte ici est très impressionnante et bien différente de la côte du nord du pays. J’ai pensé un moment aux Calanques de Marseille, puis aux falaises de l’Atlantique, enfin je ne savais plus très bien où j’étais et c’est bien souvent comme cela dans le Dhofar. En roulant encore une dizaine de kilomètres en direction de la frontière yéménite, j’ai atteint la Furious Road, ou route de Sarfait, une série de lacets assez vertigineux avec un dénivelé de près de 1000 mètres. On traverse de nombreux wadis assez spectaculaires où poussent de nombreux arbres à encens. Il est possible de faire demi-tour une fois arrivé au sommet, pour repartir en direction de Salalah. Dans ce cas, il faut compter une heure environ pour faire l’aller retour depuis Mughsail.

falaises de mughsail furious road

Sur la route de l’encens

Je ne pouvais pas venir dans le Dhofar sans faire un tour par les différents sites classés « Terre de l’Encens » par l’UNESCO. Parmi eux il y a d’abord de Wadi Dawka, sur les hauteurs de Salalah, une place majeure pour la culture des arbres à encens (boswellia sacra). Ensuite, deux autres endroits à découvrir, qui témoignent surtout de l’histoire du commerce de l’encens dans la région. Les vestiges de l’ancien port al-Baleed, situé à proximité de l’hôtel Crowne Plaza et de celui de Khor Rori, également dans les alentours de Salalah. J’ai particulièrement apprécié Khor Rori que je vous conseille fortement de découvrir en fin de journée, les couleurs de la baie sont alors magnifiques.

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ruine khor rori

Une renaissance après la mousson

Ce qui est génial à Salalah, c’est que l’on peut avoir l’impression d’être à plein d’endroits en même temps. Le littoral de la ville a des parfums d’Inde ou d’Asie, on y retrouve de larges plages de sable blanc, des plantations de bananiers, de palmiers et de cocotiers. Et on peut même y déguster des noix de coco fraîches au bord de la route. Au mois de septembre, la région est encore très verte, les pluies de l’été ont abondamment arrosées les terres qui sont encore gorgées d’eaux. Mon coup de cœur dans le coin, c’est assurément le wadi Derbat, situé à environ trois quart d’heure de Salalah, en direction de Mirbat.

En quittant la route principale après Taqah, j’ai grimpé vers les montagnes encore toutes vertes à cette époque de l’année. J’ai suivi une petite route qui serpente à travers le wadi et mène jusqu’à une vaste plaine fertile, où paissent par centaines des dromadaires. Et chose plus étonnante, on y élève également des vaches, qui ressemblent à s’y méprendre à celles de Normandie, avec leurs tâches blanches et noires. Le paysage est assez exceptionnel surtout après avoir parcouru durant 15 jours les plaines arides du nord du pays. Ainsi se termine mon voyage au pays de Sinbad le marin. J’espère en tout cas que vous aurez appréciez autant que moi mon road-trip, et qu’il vous donnera, à vous aussi, l’envie de tenter l’aventure au sultanat d’Oman !

wadi derbat

Amoureux d’écriture et de voyages, Paul est l’auteur du blog Petits Voyageurs. Il parcourt l’Asie et l’Europe dès qu’il en a l’occasion depuis plus de 5 ans. C’est à ses côtés et à travers ses yeux et ses mots que vous vivrez l’exploration du Sultanat d’Oman.

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