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« Ce que j‘ai envie de voir, c’est le désert »

Peu avant son départ pour l’Oman, Paul s’est confié à liligo.com sur ses choix de vie et son attirance pour le voyage. Selon lui, « ce sont les expériences et les rencontres que l’on fait dans sa vie ou en voyageant qui forgent l’identité ».

Tu écris sur ton blog avoir lâché ton travail pour te consacrer entièrement aux voyages et à ton blog. Voilà une décision que beaucoup d’entre nous aimerait réussir à prendre un jour ! Qu’est-ce qui t’a donné le courage ? Et sans trop d’indiscrétion…que faisais-tu avant ?

Ce qui est certain, c’est que c’était une décision mûrement réfléchie qui s’est en fait quasiment imposée à moi. Je travaillais depuis presque 10 ans en tant qu’éducateur spécialisé, un métier qui me passionne mais qui peut-être parfois extrêmement difficile. Au bout d’un moment, ça a été le trop plein, pas forcément du boulot en tant que tel, mais plutôt des contraintes engendrées par le travail en entreprise. Une certaine routine qui s’installe et un fort besoin de créativité et de nouveauté, qu’il est parfois difficile de trouver en étant salarié. Et puis j’aspirais fortement à autre chose, je suis de ceux qui croient qu’on peut avoir plusieurs vies. Et puis à 30 ans, il n’est pas encore trop tard. J’avais envie d’être libre en quelque sorte, ne pas être coincé et pouvoir faire ce que j’ai envie, au moment où je le souhaite. Pour ne rien vous cacher, ça a été difficile au début, de sauter le pas, de tout lâcher, de se lancer dans quelque chose que l’on ne connaît pas, l’inconnu. Ça m’a même valu quelques insomnies. Mais les choses se débloquent toutes seules au fur et à mesure, sans que j’ai véritablement à chercher. Et pour l’avenir, on verra bien…

« On peut avoir plusieurs vies »

Tu as toujours été attiré par l’univers du voyage, mais le déclic est venu avec un premier long voyage en Asie. Quels souvenir en gardes-tu aujourd’hui, dans la tête et matériellement ?

Je crois que ce qui m’a le plus marqué, c’est réellement cette perte de repères que tu ressens en débarquant en Asie, à Bangkok en l’occurrence. Mais je crois que ces quelques lignes que j’ai écris dans un de mes carnets résument bien mon état d’esprit de l’époque :

« Je n’ai jamais rien connu de plus fort que le voyage. Débarquer dans une ville qu’on ne connait pas et y perdre tous ses repères. S’arrêter devant un building, réplique parfaite de ceux de Paris ou de Lyon, mais ne pas le reconnaître. Observer des gens qui vous ressemblent tout en étant si différents. Regarder le coucher de soleil sur la mer et en avoir le souffle coupé. Redécouvrir les saveurs, se réapproprier les odeurs. S’extasier devant la feuille d’un arbre ».

Matériellement, et je crois que c’est ce qui m’a vraiment décidé à tout lâcher l’an dernier, je me suis rendu compte, en voyageant en Asie et ailleurs, qu’on n’était pas forcément heureux parce qu’on avait un bon salaire, une maison, une voiture. Bon, ok, comme tout le monde j’ai mon ordinateur, je suis connecté, j’ai un smartphone (enfin depuis deux mois pour être honnête), j’aime aussi de temps en temps mon petit confort, mais ce n’est pas ce qui fera que je me sentirai mieux ou moins bien. Je crois maintenant que ce sont beaucoup plus les expériences et les rencontres que l’on fait dans sa vie ou en voyageant qui forgent l’identité et font que l’on va bien, plutôt que tout le reste.

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« Je ne suis pas un grand voyageur », écris-tu aussi sur ton blog. Justement, quelle « espèce » de voyageur es-tu ? 

Je crois que ce qui est important, ce n’est pas le nombre de pays que l’on a visité ou bien le fait d’avoir parcouru tous les continents, mais plutôt l’expérience que l’on fait du voyage. Quel regard on pose sur les choses, les gens, les paysages ou le pays que l’on visite. Pour autant parfois, j’envie les gens qui partent faire le tour du monde, mais au final je me rends compte qu’ils ne consacrent pas forcément plus de temps à un pays que moi qui voyage 5 ou 6 semaines dans l’année. Ce que j’apprécie énormément, c’est l’avant voyage, ce moment où tu sens l’excitation monter parce-que la date fatidique approche. Tu t’imprègnes de l’atmosphère du pays en lisant des blogs, des bouquins, en regardant des films. Tu es dans cette phase où tu fantasme ton voyage, tu te crées des images, des sensations, des moments même parfois.

Le plus important pour moi, c’est surtout de pouvoir voyager comme je l’entends, c’est à dire en étant autonome, sans forcément avoir de but précis puisque tu en parles dans ta question. Et puis de se laisser un peu aller et ne pas avoir forcément d’itinéraires tout tracé. Par exemple, cette année au Vietnam, ce que j’ai le plus apprécié pendant mon voyage, c’est quand on est parti en moto, souvent au hasard, pour se retrouver dans des endroits qu’on aurait certainement jamais vu si on s’était cantonné aux itinéraires proposés dans les guides.

Je viens de m’expatrier à Barcelone pour une durée indéterminée, une occasion encore de voyager, mais en prenant son temps. Je ne sais pas combien de temps nous resterons, un an ou peut-être dix, mais en tout cas cette idée de voyager lentement, de se dire ce week-end je vais aller visiter tel ou tel coin de Catalogne ou d’Espagne, c’est une perspective que j’aime bien.

Tu pars bientôt en Oman. Que savais-tu de ce pays avant le jeu liligo.com ? Et aujourd’hui, tu as potassé la destination ou tu es plutôt du genre à te laisser porter par tes sensations et instincts sur place ?

Je ne connaissais pratiquement rien du sultanat d’Oman avant de savoir que je partais avec liligo.com. En fait j’ai découvert Oman à travers un reportage sur la réserve naturelle des îles Dayminiyats. Un documentaire sur les traces d’un jeune biologiste français engagé dans la préservation des espèces marines et en particulier des requins. Je suis resté stupéfait devant cet archipel sauvage et incroyablement préservé, avec ses couleurs et ses contrastes provoqués par le caractère désertique de l’endroit.

J’ai commencé à me renseigner doucement sur Oman, tout en ne cherchant pas encore quelque-chose de précis, j’aime quand les choses se font en douceur. Je n’ai pas acheté de guide, ni consulté d’itinéraires, ni même regardé les « incontournables » du pays. Pour l’instant j’ai regardé un ou deux reportages sur Oman et la route de l’encens, et surtout je suis en train de lire le livre Warda de Sonallah Ibrahim. Il y raconte la quête d’un égyptien parti à Oman pour tenter de retrouver deux anciens amis, connus 30 ans plus tôt. C’est un roman construit sous la forme d’un récit de voyage, avec en toile de fond la révolution des années 1950 et le conflit au Dhofar.

Ce que j’ai envie de voir c’est le désert évidemment, mais là tout de suite, deux lieux qui m’attirent vraiment, ce sont les montagnes du Dhofar dans le sud du pays mais aussi celles de Jebel Akhdar qui font juste rêver !

Tu mets l’accent sur l’écriture plus que sur les photos et vidéos, ce qui devient rare dans le monde du blogging voyage. Pourquoi ? A quoi peuvent s’attendre tes lecteurs ?

Ce qu’il faut savoir c’est que ce qui m’a vraiment donner envie de créer mon blog, ce sont les lectures de nombreux récits d’écrivains voyageurs comme Nicolas Bouvier ou Gabrielle Witkopp, qui sont souvent de très longs textes sans aucune image. Ce qui me plait vraiment, c’est de livrer un ressenti et une vision très personnelle d’un endroit, quel qu’il soit. Chacun pose un regard différent sur un lieu, il ressent des émotions, vibre d’une manière particulière, et c’est quelque chose qu’il est très difficile de faire ressortir avec une simple image. Quand je poste une photo sur mon blog, j’aime la légender pour que le lecteur puisse ressentir un moment et imaginer plus que la simple photographie d’un lieu ou d’une scène figée.

Pour Oman, j’avoue que j’ai plein d’idées et que j’ai envie d’aborder cette destination d’une manière assez différente de ce que je fais d’habitude. Il y aura beaucoup de textes, bien sûr, parce-que c’est ce que j’aime faire quand je blogue. Je réfléchi à quelque chose avec la vidéo et surtout je partirai avec un enregistreur numérique pour capter des ambiances sonores et, si j’en ai l’occasion, réaliser quelques interviews. Mais je ne vous en dis pas plus pour l’instant et puis le départ n’est pas pour tout de suite, alors peut-être que d’ici là j’aurais complètement changer d’idée ! Pour vous donner une petite idée, vous pouvez jeter un œil à mes Instantanés du Sri Lanka en allant faire un tour sur mon blog.

Amoureux d’écriture et de voyages, Paul est l’auteur du blog Petits Voyageurs. Il parcourt l’Asie et l’Europe dès qu’il en a l’occasion depuis plus de 5 ans. C’est à ses côtés et à travers ses yeux et ses mots que vous vivrez l’exploration du Sultanat d’Oman.

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